[scald=13029:sdl_editor_representation]Pour « Secrets de fabrication, Chroniques d'une politique expérimentale » aux éditions Grasset L’Abbé Pierre, savait fort bien user de la saine colère lorsqu’il le fallait pour faire bouger les montagnes. Mais trois ans après sa disparition et les solennelles promesses faites par les politiques sur son cercueil, que voit-on ? Une société où la misère, les inégalités et le sentiment d’injustice se renforcent, où le désespoir des plus pauvres et les angoisses des classes moyennes se heurtent à l’égoïsme et l’arrogance des plus riches. En 1954 la France entière s’était mobilisée pour aider les mal logés. Aujourd’hui nous regardons, impuissants, les financiers recevoir les milliards que l’on refuse à la santé, à l’école, aux sans abri, aux jeunes sans emploi. Nous habitons un pays riche qui fabrique au même rythme des pauvres et des milliardaires, tout en désespérant sa jeunesse. Ce n’est pas parce que Martin Hirsch se met très rarement en colère et pratique un discours toujours extrêmement policé, qu’il ne sait pas mordre parfois et régler ses comptes avec une élégante férocité. Il y a, dans le récit de ses trois années de présence au gouvernement, quelques coups de griffe bien tournés et de petites histoires fort édifiantes. Mais ces « Secrets de fabrication », qui viennent de sortir chez Grasset, n’ont pas grand-chose à voir avec une simple chronique grinçante de la vie gouvernementale. On y découvre l’inventivité incroyable, l’énergie phénoménale, les astuces et la réactivité qu’il faut déployer pour qu’une promesse électorale lancée avec force, ne s’enlise pas, une fois l’élection gagnée, dans les habitudes, les luttes de clans, la bureaucratie, la préservation des petits intérêts et les magouilles ordinaires de notre belle démocratie. Le RSA est en place depuis un an en France, et Martin Hirsch est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde. Vinciane Haudebourg Au marché de Rungis, un chantier d'insertion appelé "Le potager de Marianne" permet à 16 personnes de reprendre le chemin de l'emploi. Elles trient des fruits et légumes écartés par les grossistes et les distribuent à des épiceries solidaires. Un projet social mené par ANDES (association nationale de développement des épiceries solidaires).

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