Frederick Wiseman

mise en scène de « Emily Dickinson, la belle d’ Amherst » de William Luce, d’après les écrits d’E. Dickinson, traduction Françoise Delphy/ Théâtre du Lucernaire jusqu’au 7 juillet

Bien sûr que le nom d’Emily Dickinson vous dit quelque chose. Mais, même pour ceux qui savent qu’il s’agit d’un poète américain majeur, l’avoir lu est bien moins fréquent. L’écrivain Christian Bobin fait partie de ceux-là, et il en est resté comme frappé par la foudre. Car, pour ceux qui vénèrent les mots, la fulgurance des images, l’intensité du texte, les 1800 poèmes découverts, en 1886, après la mort de leur auteur, et qui n’ont été véritablement publiés qu’à partir de 1955, provoqueront un tsunami émotionnel. Etrange Emily : recluse sa vie durant dans sa maison natale d’Amherst dans le Massachussetts, exaltée, toujours vêtue de blanc, solitaire mais si heureuse de pouvoir écrire, sans cesse, même sans parvenir à trouver un écho. Drôle, si drôle, méchante parfois, mais qui proclamait que « mon affaire, c’est d’aimer ». Cette voix singulière s’entend en ce moment, et jusqu’au 7 juillet, sur la scène du Lucernaire à Paris, incarnée par une jeune et merveilleuse actrice, Nathalie Boutefeu, un nom qui convient bien à la flamme de Dickinson. « La belle d’Amherst » est un monologue construit par William Luce, d’après les écrits d’Emily Dickinson, traduit par Françoise Delphy. Et c’est Frederick Wiseman qui signe cette mise en scène toute de simplicité lumineuse, qui rappellera à ceux qui ont eu la chance de la voir celle de La Dernière Lettre, en 2000, tiré de Vie et Destin de Vassili Grossman, avec Catherine Samie. Le Lucernaire en profite pour programmer également huit des films réalisés par Frederick Wiseman qui est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde

Programmation musicale

Julia Stone & Benjamin Biolay : "Let's forget (all the things that we say)

Patti Smith: "April fool"

Dez Mona: "Carry on"

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