pour son film documentaireLes Chebabs de Yarmouk - sortie nationale le 18 mars__

Axel Salvatori-Sinz - Les Chebabs de Yarmouk
Axel Salvatori-Sinz - Les Chebabs de Yarmouk © Docks 66 / Axel Salvatori-Sinz

C’est entre 1955 et 1957, sept ans après la création de l’état d’Israêl et l’exode forcé des Palestiniens, qu’un des plus grands camps de réfugiés s’est monté à la périphérie de Damas.

Au fil du temps, les familles se sont regroupées, agrandies, installées, ajoutant des étages bricolés aux baraques provisoires.

A la veille de la guerre civile syrienne en 2011, le camp de Yarmouk comptait un demi million d’habitants, la troisième génération de ces Palestiniens de Syrie ayant atteint l’âge de 20 ans, celui de faire son service militaire dans leur « armée nationale » encadrée par les troupes d’Assad.

Pour ces jeunes gens, qui n’ont jamais mis un pied dans la patrie où leurs grands parents ont tout laissé, l’espoir d’un retour est ténu.

Alors ils rêvent surtout de pouvoir choisir leur vie, d’échapper à cet enfermement sans fin.

En 2006, Axel Salvadori-Sinz achevait ses études d’anthropologie. Son mémoire devait porter sur ce camp de Yarmouk où il rencontra alors une bande de copains, trois garçons et deux filles, comme lui passionnés de cinéma, de photo et de théâtre.

Sa vie en fut changée. Il reviendra à huit reprises, entre 2009 et 2011, pour y tourner clandestinement un documentaire dont ses amis sont les héros.

Les Chebabs de Yarmouk va sortir en salles demain, mercredi 18 mars et il retrace la survie d’un monde aujourd’hui disparu.

Bombardé à plusieurs reprises, affamé, privé d’eau, soumis aux arrestations et à la terreur des services syriens, le camp palestinien est désormais quasi vidé de ses occupants. Les Chebabs se sont dispersés, exilés une fois de plus. Mais leur voix nous touche au cœur.

Axel Salvadori-Sinz, réalisateur de ce très beau film, est ce soir l’invité de l’Humeur Vagabonde .

Le reportage de Gladys Marivat

Le film d’Axel Salvatori-Sinz se termine avant le début du conflit en Syrie.

Qu’est-il arrivé ensuite aux Chebabs de Yarmouk ?

J’ai rencontré l’un d’entre eux à Paris. Il s’appelle Samer. Aujourd’hui, il essaye d’apprendre ce qu’il appelle « un autre système de vie ». Hors du camp, sans les autres.

Yarmouk, il en est parti en 2013. D’abord pour le Liban, puis pour Paris. Il vit désormais dans l’est de Paris avec sa petite-amie française qu’il a rencontrée en Syrie juste avant de partir faire son service militaire.

La semaine dernière, dans un square du 20ème arrondissement, Samer m’a raconté ses derniers moments chez lui, dans le camp de Yarmouk.

Autre nouvelle culturelle

Avant de chanter et avant d'animer le site www.lechoixdeslibraires.com , Jean Morzadec, homme de culture, passionné, fut directeur des programmes de France Inter.

"Encouragé par les libraires, Jean Morzadec chante ses propres chansons, où il est souvent question de consolation. Sur une idée du linguiste Jean Pruvost, il est allé rencontrer des écrivains, des écrivaines, des artistes, pour leur demander quelle place tient la consolation dans leur vie.

Jean d'Ormesson, Pierre Lemaître, Sandrine Collette, Philippe Delerm, FaÏza Guène et bien d'autres, ont offert des joyaux... ."

Jean Morzadec-Le Fleuve Tendre
Jean Morzadec-Le Fleuve Tendre © Le fleuve tendre / Jean Morzadec

Le livre-CD Le fleuve tendre contient 15 chansons de Jean Morzadec et 15 textes de grands écrivains dédiés à la consolation - éditions du Fleuve tendre - distribution : Pollen (2015)

Jean Morzadec chantera en concert ce soir mardi 17 mars au Théâtre de l'Alliance Française au côté du poète franco-libanais Tony Abdo.

http://www.maisondesculturesdumonde.org/presentation/theatre-de-lalliance-francaise

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