Le 30 mai 1968, le chef de l'Etat, tout juste de retour de Baden Baden où il s'est fait regonfler par le général Massu, reprend la main. Après un mois de flottement, d'erreurs et de déprime, le président, que chacun voyait proche de la fin, dissout l'assemblée et, surfant sur l'exaspération de la France privée d'essence, s'apprête à faire le plein des voix en juin. Parmi tous ceux qui ont écrit sur ce joli mois de mai, il en est un que nul ne songe souvent à citer tant sa réputation sulfureuse et non usurpée l'a desservie : Jacques Foccart, l'homme des coups tordus et de la Françafrique, qui était alors conseiller à l'Elysée chargé des affaires africaines et malgaches. Dans ses mémoires ce proche de de Gaulle dresse un tableau hallucinant de ce bateau ivre qu'était devenu le gouvernement de la France. Déjà rôdé à la mise en scène de moments de notre vie politique, Jean-Louis Benoit, directeur du théâtre de la Criée à Marseille, en a tiré la substance d'une pièce étonnante "De Gaulle en mai" où tout est vrai et incroyable. Jusqu'au 30 novembre au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers.

Aurélie Charon : rencontre avec Jean-Marie Frin, Luc Tremblais et Laurent Montel, comédiens dans la pièce.

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