Pour « Le bruit des choses qui tombent » paru aux éditions du Seuil Traduction d’Isabelle Gugnon.

Savoir ce qu’est la peur, la vraie. Une peur à en mourir, Une peur à ne plus pouvoir vivre, c’est ce qui est arrivé au narrateur, Antonio, jeune professeur de droit, grièvement blessé dans une fusillade, en plein Bogota, un jour de l’année 1996. Ce n’était pas lui qui était visé mais l’homme avec qui il devisait, Ricardo Laverde, son habituel partenaire de billard dans une salle de leur quartier où ils avaient leurs habitudes. Une sorte d’amitié silencieuse les unissait. A peu près rétabli physiquement, mais toujours incapable de reprendre le cours d’une vie normale, Antonio va chercher à découvrir qui était Laverde, et pourquoi il est mort. Ce faisant, il va découvrir tout un pan de l’histoire de son pays et sa vie en sera durablement changée.

Le bruit des choses qui tombent
Le bruit des choses qui tombent © Radio France

Juan Gabriel Vasquez est né à Bogota en 1973 alors que s’amorçait la guerre contre les réseaux de drogue, initiée par les Américains, et qui allait plonger la Colombie dans le chaos pour trente ans. Après des études de lettres à la Sorbonne, il s’est installé en Belgique puis à Barcelone, loin de son pays à feu et à sang. « Le bruit des choses qui tombent », traduit par Isabelle Gugnon, qui vient de paraître au Seuil, est son 4è roman mais le premier où il revient sur ce que fut la vie empêchée de ces générations de Colombiens contraints de cotoyer quotidiennement la mort, la violence, la corruption et la honte. Un livre splendide dont l’auteur parlera lors des journées du festival America, qui se tiendra à Vincennes du 20 au 23 septembre et qui fête cette année son 10è anniversaire.

Le reportage de Baptiste Etchegaray :

Rencontre avec Leanne Sacramone commissaire de l'exposition Histoires de voir à la Fondation Cartier .

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