pour la sortie en salles hier du filmFou d'amour de Philippe Ramos, la pièce Les liaisons dangereuses en novembre au TNB, ensuite au Théâtre de la ville en mars 2016, le rôle d'Agrippine dans Britannicus de Racine à la Comédie Française, et enfin le tournage deRéparer les vivants de Katell Quilleveré d'ici quelques semaines

La comédienne Dominique Blanc
La comédienne Dominique Blanc © Carole Bellaiche / H&K / Carole Bellaiche / H&K

Une voix qui nous manque, à tous, mais plus encore à ceux qui, acteurs et gens de théâtre, ont eu la chance de travailler avec lui.

Patrice Chéreau aimait, vivait, pensait, inventait, rêvait spectacles.

Depuis ses premières créations à Sartrouville, dans ses films, et jusqu’à ses dernières mises en scène d’opéra, il travaillait sans cesse à transmettre cette passion pour les mots, les corps, les lumières, ardent, exigeant, amoureux, complice.

Entre lui et ses acteurs c’était bien d’amour qu’il s’agissait, d’amour pour la beauté, le trouble, la violence et la pureté qu’ils construisaient ensemble, sur scène ou devant la caméra.

Koltès comme Racine, Shakespeare comme Genet, Mozart comme Labiche, Chéreau s’impliquait corps et âme et poussait ses comédiens à creuser profond en eux pour devenir leur personnage. Sa trace, en eux, ne s’effacera pas.

Son premier rôle au théâtre, dansPeer Gynt d’Ibsen en 1981, Dominique Blanc le doit à Patrice Chéreau qui montait la pièce au TNP à Villeurbanne. Il avait su voir, chez cette jeune femme peu assurée, tout juste sortie du cours Florent, la formidable comédienne qu’elle allait devenir.

Ce fut le début de la carrière de Dominique Blanc, au cours de laquelle elle le rejoindra régulièrement, au théâtre comme au cinéma. Il y a donc 34 ans que nous vivons en sa belle compagnie, à chaque fois, film, pièce, lecture, épaté par sa présence, son intelligence du texte, la lumière qu’elle dégage et aussi, dans ce monde de paillettes, par sa réelle simplicité.

Le cinéma l’avait un peu laissée tomber, et, soudain, la revoilà à l’affiche, avec deux films annoncés en 2016, le tournage cet automne de Réparer les vivants , adaptation du merveilleux livre de Maylis de Kerangal, et, depuis hier, dans les salle, dans le nouveau Philippe Ramos, avec lequel elle avait déjà tourné Capitaine Achab en 2008.

Fou d’amour est inspiré par l’horrible affaire du curé d’Uruffe qui, en 1956, assassina sa maîtresse mineure et l’enfant qu’elle portait. Dominique Blanc y incarne avec malice la châtelaine du village ayant, elle aussi, succombé aux charmes du curé qu’interprète Melvil Poupaud.

Pour parler de tout cela et de son entrée à la Comédie Française qui nous a ravis, Dominique Blanc est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

Affiche du film "Fou d'amour" de Philippe Ramos, avec Dominique Blanc, Melvil Poupaud
Affiche du film "Fou d'amour" de Philippe Ramos, avec Dominique Blanc, Melvil Poupaud © Alfama Films / Alfama Films

Le filmFou d'Amour de Philippe Ramos, avec Dominique Blanc, Melvil Poupaud et Diane Rouxel, est actuellement en salles (16 sept)

Le prochain tournage Réparer les vivants adapté du livre de Maylis de Kerangal

Maylis de Kerangal - Réparer les vivants
Maylis de Kerangal - Réparer les vivants © Verticales / Maylis de Kerangal

La Comédie Française : premier spectacle de la saison

Comme une pierre qui...d’après le livre de Greil Marcus Like a Rolling Stone, Bob Dylan à la croisée des cheminssur une idée originale de Marie Rémondadaptation et mise en scène Marie Rémond et Sébastien Pouderouxavec la troupe de la Comédie-FrançaiseGilles David, Stéphane Varupenne, Sébastien Pouderoux, Christophe Montenezet Gabriel Tur, Hugues Duchêne (élève-comédien)

Nouvelle production Du 15 septembre au 25 octobre 2015 31 représentations

Le site de la Comédie Française

Le reportage de Vinciane Laumonier

Exposition Patrice Chéreau, un musée imaginaire à la Collection Lambert, Avignon.

Yan Pei-Ming, Patrice Chéreau, 2015
Yan Pei-Ming, Patrice Chéreau, 2015 © Yan Pei-Ming / Yan Pei-Ming

Cette exposition retrace le parcours et surtout l'univers de Patrice Chéreau, à travers des archives de l'Imec et des œuvres d'arts, la Collection Lambert étant un lieu dédié à l'art contemporain.

C'est cette double approche qui est intéressante, nous plongeant à la fois dans la création de Patrice Chéreau, ses notes, ses croquis, les lettres qu'il échange avec le scénariste Hervé Guibert, et nous imprégnant de toutes les résonances de son travail, grâce aux tableaux de Goya , aux sculptures de Giacometti ou aux photos de Marina Abramovic.

Une exposition très dense, touffue, qui, dans sa forme éclatée, témoigne de la fougue créatrice de l'artiste, de ses sources d'inspiration et exprime ses obsessions autour de cette même variation infernale qu'est la mort.

Visite avec le commissaireEric Mézil.

Patrice Chéreau, un musée imaginaire , jusqu'au 11 octobre à la Collection Lambert, Avignon.

http://www.collectionlambert.fr/

Les archives de l'INA et les extraits sonores

Patrice Chéreau : Etre le « passeur », celui qui transmet le texte d’un auteur avec le filtre de sa propre vie

ARCHIVE INA « Tout arrive » 11.06.2009

Maria Casares: Le théâtre est un pari qui touche à des choses vertigineuses

ARCHIVE INA " Avant première" 19 septembre 1990

Patrice Chéreau: La pièce «Phèdre» de Racine et le désir féminin

et extrait de la pièce (enregistrée aux Ateliers Berthier en avril 2003)

Extraits du DVD « Phèdre » (réalisation: Stéphane Metge)

Lecture de « La douleur » de Marguerite Duras par Dominique Blanc

ARCHIVE INA « Studio théâtre » 13.12.2008

Lecture par Dominique Blanc d'un extrait du livre d’Annie Ernaux « Les années »

ARCHIVE INA " L'heure des rêveurs" - Zoé Varier - 13 mars 2015

Michel Piccoli: Faire ressortir l’humour de René Char dans ses lectures avec Dominique Blanc

ARCHIVE INA « A voix nue » 26.05.2006

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