pour le filmBethléem, avec_ Tsahi Halevi, Sahdi Marei, Haitham Omari - en salles le 19 février -_

Yuval Adler et Ali Waked
Yuval Adler et Ali Waked © Yuval Adler et Ali Waked / Yuval Adler et Ali Waked

En 20005, à Bethléem, un jeune palestinien d’une quinzaine d’années se retrouve au centre d’une opération montée par le Shabak, les services secrets israéliens, pour retrouver et tuer son frère aîné, Ibrahim, chef d’un petit groupe de combattants qui commet des attentats à Jérusalem.

Sanfur est un adolescent perturbé, méprisé par son père, utilisé par son frère, qui s’en sert comme agent de liaison, houspillé par sa mère qui voudrait le voir travailler.

L’écoute, l’affection, la considération, il semble les avoir trouvées auprès de Razi, un officier du Shabak qui l’a recruté comme informateur en faisant pression sur lui et qui lui offre, depuis, menus cadeaux, argent et aide au besoin.

Razi aime bien Sanfur, dont il connaît les failles, mais son supérieur veut obtenir des résultats rapides, même s’il faut, pour cela, sacrifier le gamin.

Bethléem , qui sort demain sur les écrans français, et qui représentera Israël auxOscars le 2 mars prochain, est le premier film de Yuval Adler , coécrit avec le palestinien Ali Waked .

Couronné par six prix lors de la cérémonie des Ophirs israéliens, Bethléem a été le film le plus vu, et le plus discuté dans le pays en 2013. Certains le trouvant pro-palestinien, d’autres pro-israélien, les plus nombreux lui reprochant de renvoyer dos à dos les adversaires de ce conflit sans fin.

Quoi qu’il en soit ce film a le mérite de montrer que dans cet affrontement fratricide les méthodes des uns valent celles des autres, et que semer le désespoir c’est faire lever la haine. Les acteurs, presque tous non professionnels, sont magnifiques.

Ali Waked et Yuval Adler étaient de passage à Paris le mois dernier. Et ils sont, ce soir, dans l’Humeur Vagabonde .

Michel Zlotovski était notre interprète.

Le reportage de Rémi Douat

Rémi Douat s'est rendu place Saint-Michel, à Paris. Cette place, c’est l’endroit où s’organisent les manifestations immobiles, celles qui sont trop petites pour défiler…

Ce jour-là, à côté de la fontaine Saint-Michel donc, elles sont une cinquantaine, des femmes seulement. Elles se réunissent tous les dimanches pour alerter les passants sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza. Au milieu de toutes ces femmes, ce sont deux hommes qui attirent mon attention.

Ibrahim et Mahmoud , pas encore 30 ans, sont palestiniens. Ils vivent près de Ramallah et sont de passage à Paris...

Traduction : Abeer Hamad

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