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Pour « Juke Box » chez Fluide Glacial Il fut un temps où pas un café d’étudiants qui se respectait n’aurait omis d’offrir à sa clientèle un bon gros juke box, régulièrement réapprovisionné en nouveautés, tout en conservant les tubes éternels. Il y avait les airs pour jours solitaires de déprime du genre « dis, quand reviendras-tu » de Barbara, ou « Suzanne » de Leonard Cohen, et les airs pour discussions de copains, comme « California Dreamin’ » des Mamas et Papas ou « yellow submarine » des Beatles. Et impossible aujourd’hui, tant d’années après, d’entendre l’une ou l’autre de ces chansons sans se rappeler précisément la couleur du pull shetland que l’on portait, l’odeur et la marque des cigarettes que l’on fumait, et de quel rêve on se berçait. Le juke box fut le compagnon indispensable des bons et mauvais jours de notre belle jeunesse. En souvenir de la sienne, Charles Berberian s’est offert une de ces grosses boites à musique –aujourd’hui devenues pièces de musée- mais en dessins. Son dernier album s’appelle « juke Box » et vient de paraître chez Fluide Glacial, double retour sur son passé. Après « Playlist », en 2004, qui nous ouvrait déjà une porte sur sa discothèque, à l’époque où il copiait ses vieux albums sur des minidiscs, ce « JukeBox » lui permet un retour vers les années 70 et 80, celles de son départ du Liban en guerre et de son installation à Paris, à travers les chanteurs et les musiciens qu’il écoutait alors en boucle: Phil Collins, Elton John, John Lennon, David Bowie, Mick jagger.

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Martine Abat : Rencontre avec Arthur de Pins pour "La marche du crabe". Premier volet d'une trilogie, ce tome est sous titré "La condition des crabes". Il est édité chez Soleil. Arthur de Pins nous emmène sur la plage de son enfance, en Charente Maritime, à Royan, dans l'estuaire de la Gironde, sur la plage du Pigeonnier. On sent qu'il en connait les moindre rochers, chaque trou d'eau, l'emplacement précis de la canalisation qui, lorsqu'il était petit, déversait les égouts de la ville à côté des baigneurs. Nous sommes dans les années 70/80. Mais sous l'eau, à quelques brasses, c'est la loi du plus fort qui règne, selon une hiérarchie immuable. Et une révolte se prépare. une révolution même, la révolution des crabes. "La marche du crabe" nous raconte l'histoire d'une émancipation, celle d'un petit crabe appelé Cnacer Simplicimus Vulgaris, condamné à se déplacer toujour selon la même trajectoire, et qui, selon le principe de la révolution, voudrait parvenir à tourner...

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