[scald=12603:sdl_editor_representation]pour "Un train pour Trieste" aux éditions Belfond Tout est allé très vite. Le 17 décembre 1989, Nicolaï Ceaucescu donne l’ordre de tirer sur des manifestants à Timisoara. Le 21, son discours prononcé depuis le balcon du palais présidentiel, est conspué par la foule. La révolte flambe. Arrêté alors qu’il tentait de s’enfuir en hélicoptère, le Conducator et son épouse Elena sont jugés le 25, condamnés à mort pour « génocide », et fusillés dans la foulée. Après 50 ans de communisme et un quart de siècle de dictature ubuesque, la Roumanie retrouvait la liberté. Depuis l’après guerre, quelques étudiants, poussés par leurs parents, et nombre d’ intellectuels avaient déjà fui la censure et la surveillance policière d’un régime paranoïaque et corrompu. Pour la plupart, il fallait passer par la Yougoslavie, voisine relativement bienveillante, sous prétexte de tourisme, et sauter dans le train pour l’Italie en comptant sur l’inattention des douaniers. Domnica Radulescu a quitté la Roumanie en 1983 avec ses parents. Réfugiée aux Etats-Unis, elle y est désormais enseignante de français et d’italien à l’Université de Virginie. Après des essais et des mises en scène de théâtre, elle a publié en 2008 un premier roman imprégné de ses propres souvenirs. « Un train pour Trieste » parait aujourd’hui en France et Domnica Radulescu est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.Carnet de voyage sonore à Zagreb, par Julien Cernobori

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