Poétesse japonaise, auteur deLe club des gourmets et autres cuisines japonaises - Traduit par Ryoko Sekiguchi et Patrick Honnoré chez POL

Ryoko Sekiguchi - Le club des gourmets et autres cuisines japonaises - POL
Ryoko Sekiguchi - Le club des gourmets et autres cuisines japonaises - POL © POL

Comme ce merveilleux cuisinier qu’était Alain Chapel nous l’a si joliment démontré, dans un livre paru il y a plus de trente ans et heureusement réédité, La Cuisine c’est beaucoup plus que des recettes ! Et nous le savons bien, lorsque nous confectionnons un plat, nous y mettons beaucoup d’autres choses que les composants nécessaires : il y a aussi notre humeur du jour, nos sentiments vis-à-vis de ceux qui le mangeront, la couleur du ciel, les souvenirs liés à toutes les fois précédentes où nous l’avons réalisé, à ceux avec qui nous aimions le déguster et qui ne sont plus là, le climat créé par le livre que nous sommes en train de lire ou la musique que nous écoutons. C’est pour cela que nos plats fétiches n’ont jamais tout à fait le même goût car, avec, nous cuisinons nos pensées et nos émotions.

Au Japon, plus qu’en France, la cuisine, le goût des choses, sont des ingrédients fréquemment rencontrés sous la plume des poètes et des écrivains. Et nombre de films fascinants y mettent la nourriture au cœur de l’amour, de l’éducation, des conflits. Ryoko Sekiguchi, qui a choisi de vivre à Paris depuis 1997 est poète, traductrice, écrivain, gastronome et, paraît-il, très bonne cuisinière...

Elle publie chez POL un livre dans lequel elle commente huit nouvelles d’auteurs japonais du XIIème siècle à aujourd’hui, où la quête d’une nourriture qui guérisse, comble, élève ou réconforte, est le moteur même de l’écriture. Le Club des Gourmets et autres cuisines japonaises traduit avec Patrick Honnoré, se déguste avec gourmandise, non seulement avec les yeux mais aussi avec les papilles du rêve.

Ryoko Sekiguchi est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde

Le reportage de Léa Minod

Parmi les nouvelles sélectionnées par Ryoko Sekiguchi dans Le Club des gourmets , l’imaginaire est toujours au cœur de la cuisine. Tour à tour élément déclencheur pour la confection d’une recette ou déclenché par une saveur inhabituelle.

Et, la nouvelle de Kozaburo Arashiyama, fait particulièrement résonner cet accord entre le ventre et la tête : « Les grands cuisiniers sont de grands imaginatifs. La cuisine est le fruit de l’imaginaire », affirme-t-il.

Alors, accompagnée de ces postulats, Léa Minod s’est rendue chez deux jeunes femmes japonaises.

L’une est artiste céramiste, Michiko Seki. Passionnée des arts de la table, pour elle un bol de saké ou un repose-baguette tissent un lien essentiel entre la nature et l’homme.

L’autre est chef dans les restaurants Nanashi à Paris. Kaori Endo cuisine sans goûter, juste avec le souvenir d’une saveur, laissé par un aliment sur ses papilles.

Toutes deux ont eu entre les mains des extraits de 100 curiosités au Tôfu, un texte anonyme de 1872 et retranscrit par Ryoko Sekiguchi. Elles ont alors laissé leur imaginaire vagabonder, sur ces évocations poétiques de tôfu : Tôfu paysage de plaine, tôfu sous le nuage, tôfu apprivoisé… …

> Le site internet de Michiko Seki / mail : atelierceramichi@yahoo.co.jp

> Le site internet des restaurants Nanashi

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