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_Une femme célèbre_ (Stock) « On n’arrive pas à parler de choses banales avec vous »...Pas de plus beau compliment pour un intervieweur que celui lancé par Jacques Brel à Denise Glaser, sur le plateau de son célèbre Discorama où elle recevait des chanteurs le dimanche après midi, dans les années 60. Pas banale, elle non plus, cette dame brune qui osait montrer ses genoux, arborer de vrais décolletés, laisser parfois s’installer des silences ou démarrer ses interviews, comme elle le fit avec Nougaro, par cette simple question : "comment allez vous ?". C’était un temps où la télévision osait l’intelligence, où personne ne demandait au public d’applaudir au signal, où, en effet, il était possible d’éviter banalité et vulgarité. Colombe Schneck était bien trop jeune pour avoir jamais vu Denise Glaser sur le petit écran. C’est plus tard, grâce à un documentaire qui lui était consacré, des années après sa mort solitaire et misérable en 1983, qu’elle s’est passionnée pour cette femme si peu banale. Elle lui consacre aujourd’hui un livre étonnant, mêlant réel et fiction, autour de la figure de Jeanne Rosen, une jeune productrice de radio à qui elle prête avec humour quelques unes de ses mésaventures. « Une femme célèbre » quatrième livre de Colombe Schneck, est paru chez Stock et j’ai décidé de la recevoir dans l’Humeur Vagabonde pour réparer une injustice. En 2008 j’avais beaucoup aimé « Val de Grâce », et je ne l’avais pas reçue en me disant que cela ne se faisait pas d’inviter une camarade de travail. Et comme tout le monde a eu le même raisonnement, France Inter, sa radio, n’en a jamais parlé. Donc, ce soir, l’amie Colombe Schneck est l’invitée de l’Humeur Vagabonde. ### **reportage** Belleville méritait bien une biennale. Le quartier le plus cosmopolite de Paris attire en effet de plus en plus les artistes : les galeries d'art contemporain se multiplient, également les ateliers, les centres d'exposition... La première édition de la biennale de Belleville est fortement ancrée dans son quartier, et propose de nombreuses déambulations, dont celle de Lee Show Chun. Cette artiste et anthropologue venue de Taiwan propose une "visite-performance" de la rue de Belleville, mini Chinatown parisien dont les codes échappent parfois aux Occidentaux. Reportage au cours de cette promenade décousue et étonnante, à la découverte d'une communauté mal connue. Baptiste Etchegaray ## Les liens [La Biennale de Belleville](http://www.labiennaledebelleville.fr/)
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