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messager © Radio France

Exposition « Continents Noirs » au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg jusqu’au 3 février 2013

Terreur et émerveillement, rires et angoisse, mémoire et rêves, douleur et ironie, oui, décidément, le temps glisse sur Annette Messager sans émousser le moins du monde la charge émotive et provocante de son art si singulier. Patrick Roegiers, qui n’a pas tort de rapprocher son travail de celui des grandes photographes américaines Cindy Sherman et Diane Arbus, se réjouit de la voir demeurer une petite fille mal élevée. Mal élevée, oui, au sens où elle se joue sans vergogne de nos mythologies intimes qu’elle retricote pour en détourner le sens. Mais bien élevée, ô combien, elle qui nous oblige doucement à remettre en question nos certitudes paresseuses, nos dernières illusions politiques, notre mémoire sélective.

Une nouvelle exposition d’Annette Messager en France est toujours un rendez vous espéré. En 2009 nous avions pu l’apercevoir dans sa galerie habituelle, Marian Goodman à Paris, mais, depuis 2007 et sa belle rétrospective à Pompidou, c’était au Mexique, en Pologne, en Russie, en Corée, au Japon, en Finlande et à New York qu’elle était réclamée. Remercions donc le très beau musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg de nous offrir, jusqu’au 3 février 2013, l’occasion de découvrir enfin ses dernières œuvres, saisissantes, exposées sous le titres « Continents Noirs ». Objets du quotidien détournés, débris de vie enveloppés d’aluminium noir, petits animaux empaillés, vêtements animés d’un souffle de vie, dessins à l’encre de chine et attirail de sorcière, vous les retrouverez dans le livre de l’exposition publié aux éditions Xavier Barral avec un texte lumineux de l’écrivain américain Norman Spinrad.

Le reportage de Judith Soussan :

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Au premier jour de son ouverture au public, déambulation dans l’exposition « Continents noirs » en compagnie de visiteurs croisés sur mon chemin, pour admirer quelques unes des œuvres exposées : le Grand pantin blanc, Sans légende, L’opération, Les continents noirs.

Merci en particulier à Charlotte, jeune étudiante en art, amatrice enthousiaste des œuvres d’Annette Messager.

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