[scald=10265:sdl_editor_representation]Le 6 juin 1982 le premier ministre israélien, Menahem Begin, annonce que tsahal est entré au sud Liban pour mettre fin, officiellement, aux tirs de roquettes sur le nord du pays. Il s'interroge encore, dit-il, sur l'opportunité d'entrer ou pas à Beyrouth. Il ne s'interroge pas longtemps : Israel vient de lancer la première guerre offensive de son histoire, joliment appelée par antiphrase "Paix en Galilée". Ce sera une guerre terrible, avec des milliers de morts, y compris civils, qui s'achèvera dans l'horreur absolue des massacres dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila perpétrés par des milices chrétiennes avec l'accord tacite de Sharon et Begin. Ari Folmna avait à peine 18 ans lors de l'opération Paix en Galilée. Il en est revenu décidé, comme tous ses camarades, à oublier le plus vite possible. Au point que quelques années plus tard, devenu cinéaste, il se rend compte que sa mémoire est vide, agitée parfois de rêves étranges et incompréhensibles. Parti à la recherche de ses souvenirs, il en recollera les morceaux avec des entretiens filmés de ses amis de l'époque, des photos et des documents d'archives. De ce matériaux qu'il juge ennuyeux et déjà vu, il va tirer un film d'un nouveau genre : un documentaire d'annimation, sous forme de dessin animé dans lequel les voix sont celles des vrais personnages. "Danse avec Bachir" est un film stupéfiant de force, de poésie, de violence et d'intensité qui sort mercredi prochain sur les écrans.Martine Abat : Il est un cinéaste avant-gardiste trop méconnu, Joseph Morder, qui depuis plus de quarante ans ne cesse d’expérimenter tous les langages cinématographiques, tous les moyens d’imprimer de la pellicule, super 8, 16 mm, 35 mm et maintenant numérique, tous les moyens de filmer pour garder prisonnier le temps qui passe. Alain Cavalier l’a surnommé « Le filmeur »... Joseph Morder est né en Equateur, de parents juifs polonais, sa mère est une rescapée du camp de Bergen Belsen, il se définit comme un "juif tropical". Ses films, que ce soit ses fictions ou son journal intime filmé qu’il tient depuis l’origine, sont traversés par ses obsessions : l’enfance, l’Equateur comme paradis perdu, la mémoire, l’identité, la shoah, le voyage … On peut voir en ce moment en salles son dernier film, tourné avec un téléphone portable, à l’invitation du festival Pocket film, ce film s’appelle « J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un », il est une bribe pleine de poésie du journal filmé de Joseph Mord

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