[scald=12087:sdl_editor_representation]Pour « Des hommes » aux Editions de Minuit En 2002, Patrick Rotman, qui avait travaillé en 1992 avec Bertrand Tavernier pour « la guerre sans nom », réalise « l’ennemi intime », témoignages terribles et dérangeants d’anciens appelés de la guerre d’Algérie. En dix ans, et près d’un demi siècle après ce traumatisme, les mémoires s’ouvrent, les mots jusque là retenus sortent enfin, avec les sanglots et l’aveu des cauchemars récurrents et des traumatismes impossibles à guérir. L’ennemi intime c’est cet autre, ce double, qui a vu, souvent participé à l’innommable, et qui vit, depuis, tapi au fond de chacun de ces hommes, à jamais marqués. C’est sur cela, cet « alien » qui dévore les âmes de ceux qui en sont revenus, apparemment sans blessures visibles, que Laurent Mauvignier a écrit. Son sixième roman, « Des Hommes », est paru en septembre aux éditions de Minuit, son éditeur depuis toujours et qui fut, aussi, celui d’Henri Alleg pour « la question » en 1958. De son écriture si singulière, haletante, syncopée, parfois hésitante comme l’est la mémoire bloquée du narrateur, et soudain sèche, clinique, désincarnée lorsqu’elle dit l’horreur, Mauvignier relate une soirée, une nuit et un matin dans un petit bourg normand où l’un des anciens d’Algérie pète soudain les plombs et contraint ses ex camarades à se rappeler, eux aussi, aujourd’hui, et ici, de ce qui fut accompli hier, là bas, et n’a toujours pas fini de ronger la société.Martine Abat : rencontre avec Alain Fleischer pour une exposition à la Bibliothèque Nationale de France intitulée "Choses vues, choses lues" Jusqu’au 31 janvier Dans la magnifique Salle Labrouste, Rue de Richelieu Voix de Laurent Mauvignier qui lit « Rome, regards » de Brinkmann dans les jardins de la Villa Médicis Alain Fleischer est à la fois écrivain et artiste vidéaste. Et la proposition qu’il nous fait ici est finalement un hommage au livre, cet objet tellement facile à emporter partout avec soi, qu’on glisse dans une poche, pour l’ouvrir quand on veut à la page qu’on veut, instantanément. Un hommage au livre donc et à la lecture. Pour cela Alain Fleischer a transformé la magnifique salle Labrouste de la BNF en une cathédrale de la lecture. Il a filmé une centaine de personnes, célèbres ou inconnues lisant le livre de leur choix, dans le lieu de leur choix. On ouvre des pupitres disposés dans toute la salle, et on écoute ces lectures, toutes les 7 minutes un grand rideau s’ouvr

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Comme un étranger dans la ville ### liens

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