C'était il y a trente cinq ans, tandis qu'en Italie et en Allemagne le gauchisme se fourvoyait dans la violence, les adeptes français du grand soir s'éparpillaient dans des chapelles antagonistes, paranoïaques, excommunicatrices et grandes pourvoyeuses de papier imprimé aussi abondant qu'illisible. Maoïstes contre guévaristes, refondateurs communistes contre admirateurs des radicaux américains PSUistes contre trotskystes... Certains indécrottables optimistes ne désespéraient pas de trouver des perles au milieu de ce fatras. Gérard Guégan croyait dur comme fer -et d'ailleurs il y croit toujours- que les livres, comme les films, ont le pouvoir de changer, sinon le monde, du moins les esprits. Un soir de Mai 68 sa route croise celle de Gérard Labovici, célèbre imprésario créateur d'Artmédia, et il l'embarque dans son rêve : créer une maison d'édition de l'ultra gauche. Champ Libre verra le jour en 1969. C'est cette aventure que Guégan a écrite sous forme d'épopée égotiste, au sens stendhalien, et dont il publie le premier tome, qui couvre les années 68-71 aux éditions Fayard. "Editions Champ libre.Volume 1, Cité Champagne, esc. i, appt. 289, 95-Argenteuil : 1968-1971 " paru chez Grasset.

Rencontre avec un artiste de l'underground, Jean-Louis Costes, que les éditions Champ Libre éditeraient sûrement si elles existaient encore. Musicien, performer, artiste complet selon Guégan lui-même, il vient de publier "Grand-père" aux éditions Fayard.3

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