pour Etre ici est une splendeur – Vie de Paula M. Becker publié chez POL et pour l'exposition Paula Modersohn-Becker - L'Intensité d'un regard au Musée d'Art Moderne jusqu'au 21 août

Marie Darrieussec-Etre ici est une splendeur
Marie Darrieussec-Etre ici est une splendeur © POL / Marie Darrieussecq

Rainer Maria Rilke, ses Lettres à un jeune poète , les Elégies de Duino , Les Cahiers de Malte Laurids Brigge , Le chant d’amour et de mort du cornette Christophe Rilke ... non, décidément, on ne peut pas imaginer le fragile et romantique poète marié, tranquillement installé dans un paisible village de l’Allemagne des Habsbourg, demandant ce qu’il y a à dîner à sa jeune épouse tandis que le bébé piaille. Lou Andreas Salomé, sa grande passion, en aurait fait une crise de nerfs. Et pourtant, c’est bien là, à Worpswede, où vivait et travaillait une petite communauté de jeunes artistes à l’orée du XXè siècle, que Rilke s’est installé un temps. Il y a rencontré Paula Becker, jeune peintre talentueuse avec qui il a nouée une relation très forte d’amitié amoureuse et artistique, avant d’épouser sa meilleure amie, sculptrice, Clara Westhoff. Et c’est pour Paula, morte à 31 ans en 1907, qu’il écrira l’un de ses plus beaux poèmes, « Requiem ».

Dire qu’il y a à peine quelques semaines nous ignorions tout de Paula Modersohn-Becker. Présente, par un seul tableau, dans la superbe exposition Paris-Berlin à Pompidou en 1978, et à peine plus dans celle consacrée au groupe de Worspswede montrée à St Germain en Laye en 1990. A moins d’être allé à Brême, où vécu sa famille, et où elle a un musée entier qui lui est consacré, bien peu de Français ont pu apprécier jusqu’ici la force, l’étrangeté et la troublante vérité de sa peinture. Avril 2016 répare une injustice absurde envers cette jeune femme obstinée qui aimait tant Paris et y affermit son talent au contact des avant-gardes. Marie Darrieussecq lui consacre un livre lumineux, Etre ici est une splendeur , qui vient de paraître aux éditions P.O.L., tandis que le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris vient d’inaugurer la première grande rétrospective de Paula Modersohn-Becker en France, à voir jusqu’au 21 août. Marie Darrieussecq , qui y a collaboré, est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

Exposition Paul Modersohn-Beckert - L'intensité d'un regard

Du 8 avril au 21 août 2016 au Musée d'Art Moderne

http://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-paula-modersohn-becker

Portrait de jeune fille, les doigts écartés devant la poitrine-1905
Portrait de jeune fille, les doigts écartés devant la poitrine-1905 © Paula Modersohn-Becker au MaM / Paula Modersohn-Becker
Oeuvre de Paula Modersohn-Becker-Exposition au Musée d'Art Moderne
Oeuvre de Paula Modersohn-Becker-Exposition au Musée d'Art Moderne © Paula Modersohn-Becker au MaM / Paula Modersohn-Becker

Le reportage d'Elsa Daynac

Après, avant, ou pendant la lecture du livre de Marie Darrieussecq,

Il faut aller au Musée d’art moderne de la ville de Paris où Paula Modersohn-Becker s’installe.

Après avoir fait de nombreux séjours à Paris, à peindre, à chercher, à peindre encore, à trouver, et à chercher ailleurs,

La voilà qui y occupe enfin les allées d’un musée.

C’est la première monographie de l’artiste en France,

Plus d’un siècle après son passage,

Il était temps !

Reportage en compagnie de Julia Garimorth, commissaire de l’exposition.

Paula Modersohn-Becker, L’intensité d’un regard

Jusqu’au 21 août, au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris

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