Pour Bye Bye Babylone chez Denoël Graphic.

Hoda Barakat, écrivain et journaliste, a quitté le Liban en 1989, épuisée par plus de dix années de massacres. Comme la plupart des artistes femmes qui, telles Darina Al Joundi ou Zeina Abirached, se sont installées à Paris pour échapper au sang et à la terreur, Hoda Barakat demeure hantée par les images et les bruits de la guerre. La folie, aussi, rôde encore et aujourd’hui, des années après l’arrêt des bombardements, elles ont toujours du mal à prendre un ascenseur et choisissent leurs appartements en fonction de la protection qu’ils peuvent offrir en cas de tirs.

Lamia Ziadé avait sept ans au début des combats. Sa famille, chrétienne maronite, ne quittera jamais son pays, s’éloignant de Beyrouth juste quand leur immeuble sera éventré par les obus. Après des études d’arts graphiques, Lamia Ziadé travaillera pour des couturiers, fera des illustrations de livres pour enfants tout en dessinant pour la pub, le cinéma et la presse. Elle crée dorénavant des tableaux en y incorporant du tissu et divers matériaux. Et elle vient de publier chez Denoël un roman graphique, « Bye Bye Babylone » qui raconte les premières années de la guerre à travers ses souvenirs d’enfant. Les couleurs claquent, le trait semble enfantin, l’esthétique fait songer aux affiches de films égyptiens, le texte est clinique, le tout est formidable. Et Lamia Ziadé est, ce soir, l’invitée de l’Humeur vagabonde. Avec les voix de Hoda Barakat, Darina al-Joundi et Zeina Abirached

reportage

Pour la sortie du livre de Lamia Ziadé, le couturier Rabih Kayrouz a organisé une soirée dans son salon de couture ici à Paris. Rabih Kayrouz quitte le Liban à 16 ans pour étudier à l’Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture parisienne. Il fera ses stages chez Chanel et Dior et en 1997, installe un atelier à Beyrouth. Dix ans plus tard, il crée STARCH, une boutique dans le centre ville où les jeunes diplômés des écoles de mode libanais peuvent exposer leur travail, il les conseille, les oriente… Pour son retour à Paris il y a un peu plus d’un an, il a transformé un ancien théâtre parisien en showroom et atelier où il présente son travail : des lignes épurées, des tissus monochromes, une élégance inouïe... C’est là, boulevard Raspail, que Caroline Gillet l’a rencontré.

oeuvre(s)

  • Le jour où Nina Simone a cessé de chanter: récit

    De Darina al-Joundi et Mohammad Kacimi

  • Je me souviens: Beyrouth

    De Zeina Abirached

    Les liens

La maison Rabih Kayrouz

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.