Les Inquisiteurs, comme les nazis, ne s’y étaient pas trompés : l’œuvre d’art porte en elle trop d’imaginaire, d’appel à la réflexion, de liberté, voire de révolte contre la pensée dominante pour être laissée sans surveillance. Comme les livres, les tableaux, eux aussi, ont souvent fini sur les bûchers des dictatures. Ceux qui ont survécu aux guerres, aux révolutions, aux censures et à l’indifférence, nous racontent alors des histoires qu’il faut savoir écouter. Surtout dans des temps où le mot art rime avec millions de dollars.

Eduardo Mendoza fait des infidélités à sa Barcelone natale en situant son dernier livre dans le Madrid agité du printemps 36, où factions et milices s’affrontent dans les rues tandis que l’armée fourbit déjà les armes du coup d’Etat. Dans « Bataille de chats », superbement traduit par François Maspero, qui sortira le 1er mars au Seuil, le lecteur suit avec passion les aventures tragi-comiques d’Anthony Whitelands, expert anglais en peinture espagnole du 17è siècle, appelé pour authentifier un tableau attribué à Velasquez, que son propriétaire aimerait vendre discrètement. Police, armée, Phalange, espions soviétiques et britanniques vont faire de son séjour madrilène un enfer burlesque.

Le reportage de Vinciane Haudebourg :

Rencontre avec Dominique Maillet, réalisateur du film "La mémoire dans la chair", actuellement au cinéma. L'histoire de Tomás est celle d'un homme seul, de retour dans un pays inconnu (ou presque) : le sien... un pays où cuisent et recuisent à l'infini des haines et des vengeances antiques. Tomás, à la mort de Franco et après quinze années d'exil, revient en Espagne pour enterrer son père, un combattant républicain de la première heure capturé par le régime du Caudillo et qui vient de finir ses jours en prison.

La programmation musicale :

- Pears Fa ccini, Dreamers

- Paco Ibanez, La mala reputacion

- Benjamin Biolay, l'eau claire des fontaines

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