Shirel Amitaï pour son film Rendez-vous à Atlit, avec Yael Abecassis, Géraldine Nacache, Judith Chemla - sortie en salles le 21 janvier

Shirel Amitaï-Rendez-vous à Atlit
Shirel Amitaï-Rendez-vous à Atlit © Ad Vitam / Shirel Amitaï

En 1995, en Israël, jamais la paix n’a semblé si proche.

Tandis que le Premier ministre Yzthak Rabin fait campagne pour accélérer la conclusion d’un accord avec les Palestiniens, et alors que la droite mène contre lui une campagne haineuse et violente, trois sœurs, qui vivent en dehors du pays, se retrouvent à Atlit, dans leur maison d’enfance, abandonnée depuis la mort de leurs parents, et qu’elles sont enfin décidées à vendre. Les retrouvailles sont à la fois joyeuses et tendues.

L’aînée, Darel, installée au Canada, et sans problème d’argent, aimerait conserver et retaper cette jolie maison où chaque objet lui rappelle son enfance heureuse.

Asia, la benjamine, farouche et flottante, a besoin d’argent pour s’en aller en Inde.

Cali, la cadette, qui n’a jamais trouvé sa place, veut se débarrasser de ce passé encombrant pour s’acheter un appartement à Paris et tourner la page. Mais une maison n’est pas qu’un tas de pierres….

Après avoir travaillé avec Jacques Rivette, Claire Simon, Pascal Bonitzer, Arnaud Desplechin et Sophie Fillières, Shirel Amitaï a réalisé son premier long-métrage dont elle signe également le scénario.Rendez-vous à Atlit est un film très personnel en même temps qu’une comédie grave et drôle, légère et mystérieuse, qui s’adresse aussi à nous tous qui avons une famille et, donc, des moments de tension, des déchirures, et le besoin, à tout âge, de grandir pour pardonner les blessures d’enfance.

Trois actrices pleine de grâce, Yaël Abecassis, Géraldine Nacache et Judith Chemla, illuminent un film baigné de la lumière dorée d’Israël, traversé par des fantômes qui, eux aussi, cherchent encore et toujours la paix.

Shirel Amitaï est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Léa Minod

Dans le films de Shirel Amitai, les fantômes font la loi, comme ça. Sans effet surnaturel, sans halo blanc, ni masque livide. Ils sont vifs, bruyants, encombrants, presque aussi vivants que les vivants.

Avec eux, le temps se mélange : le passé s’infiltre dans le présent. Le futur se brouille. La télévision perd ses couleurs. Faut croire qu’ils ont encore des choses à dire. Mais ne les disent pas tout à fait.

Et c’est à ceux qui restent de se débrouiller de leurs apparitions.

Il faudrait un traducteur.

Claire Thomas elle, est médium, Léa Minod l’a rencontrée dans son cabinet du 16e arrondissement de Paris. Pimpante et chaleureuse, bien vivante. Les morts, elle les voit, les entend depuis qu’elle est toute petite.

Des âmes en couleurs dont elle se fait le porte-parole, et qui n’ont rien à envier aux fantômes de Maupassant ou d’Emily Bronté.

Avec les extraits des textes suivants :

  • Apparition de Guy de Maupassant

  • Les Hauts de Hurlevent d’Emily Bronté

La programmation musicale

CD 1 : Over my head – Asaf AVIDAN (Polydor, 2014)

CD 2 : Maman ne vend pas la maison – Charles TRENET (EMI, 1968)

CD3 : Ansanm – Maya KAMATY (Atmosphériques, 2014)

Les archives de l’INA et les extraits sonores diffusés ce soir

Yitzhak rabbin - le 4 novembre 1995 - dans le journal d’Alain Passerel du 6/11/1995

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