pour son livre La Déposition paru aux éditionsL’Iconoclaste

Son fils, Guillaume, qui l’avait jusqu’ici toujours soutenu, assisté, défendu devant le tribunal, a soudain craqué.

Il est venu, de son propre chef, avouer que, des années plus tôt, alors qu’il n’avait que 14 ans, son père lui avait dit savoir où se trouvait le corps de sa maîtresse. Et que, un peu plus tard, sa mère lui avait raconté que Maurice avait tué Agnès d’une balle dans la tête, à Monte Cassino, en Italie, où ils étaient partis camper le weekend de la Toussaint 1977.

Ce témoignage tétanise l’assistance.

Tous, magistrats, avocats, jurés, parties civiles sont bouleversés par ce qui est en train de se passer : un fils venu accuser son père, un homme se débarrassant du fardeau qui l’accable depuis son enfance, une vérité émergeant de 37 années de douleurs, de mensonges, de ratés judiciaires. Sur le banc des chroniqueurs judiciaires, une journaliste, pourtant habituée des prétoires, griffonne quelques mots dans la marge de son carnet de notes: "Mise à mort d’un homme ".

Pascale Robert-Diard est journaliste au journal Le Monde depuis 1986.

D’abord au service politique, où elle a pu apprécier la comédie du pouvoir et mesurer le poids des mensonges.

Puis, en 2002, elle passe à la chronique judiciaire où se sont illustrés, avant elle, Jean-Marc Théolleyre et Bertrand Poirot-Delpech.

Sa connaissance parfaite des arcanes des tribunaux, son ironie et son regard acéré, mais toujours empathique et, surtout, son formidable talent d’écriture, ont fait de ses papiers, trop rares, de véritables rendez-vous pour ses nombreux fans.

Ce jour d’avril 2014, où elle avoue avoir « connu l’effroi », Pascale Robert-Diard va franchir une frontière. Ne cessant de se repasser la déposition de Guillaume Agnelet, elle va lui écrire une longue lettre. Celui-ci va répondre. Ils vont se rencontrer, parler, longuement.

Un livre en résulte, passionnant, bouleversant, qui nous plonge au cœur de cette affaire de famille suffocante.

IntituléLa Déposition , il paraît aujourd’hui aux éditions L'Iconoclaste

Pascale Robert-Diard est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde .

Blog__ Pascale Robert-Diard- Le Monde

Le reportage de Cerise Maréchaud

J'ai rencontré une personne qui connaît bien Pascale Robert Diard car elles ont travaillé ensemble sur le procès Clearstream :Noëlle Herrenschmidt .

Elle est dessinatrice judiciaire depuis près de trente ans. En correctionnelle comme aux assises, elle est "nos yeux ". Car depuis 1954, les appareils photos, micros et caméras sont interdits en salle d'audience, pour préserver la sérénité des débats et éviter le voyeurisme.

Les dessinateurs de procès sont des témoins sensibles du travail de la justice, à la fois toute puissante et démunie, salutaire et violente, pas toujours juste.

Qu'est-ce que juger un homme ? Où est la vérité ? Comment naît le crime ? Quel miroir nous tendent les tribunaux ?

Dans un monde brutal, Noëlle Herrenschmidt et ses confrères apportent quelques grammes de finesse.

On peut découvrir son travail dans le beau livre Carnets du Palais , cosigné avec Antoine Garapon, publié chez Albin Michel en 1995 et réédité chez LexisNexis en 2015.

Traits de Justice, exposition à la BPI

Noëlle Herrenschmidt, aquarelliste reporter

La croqueuse de pouvoir

Les archives sonores diffusées ce soir

La guerre des casinos à Nice Journal télévisé du 18.10.1978

Reportage : Eric Gilbert

Archive INA

Condamnation de Jean-Maurice Agnelet à 20 ans de prison :

*Guillaume Agnelet : persuadé de l’innocence de son père

*François Saint- Pierre , avocat de la défense : une erreur judiciaire

Archive INA- 17.9.2007 -Journal de 20h00 - France 2

Thomas Agnelet conteste la version de son frère Guillaume, qui, la veille, a accusé leur père

Archive Europe 1 - 8 avril 2014

Lespectaculaire rebondissement du 7 avril 2014

*Guillaume Agnelet évoquant l'innocence de son père le 21.12.2006

archive INA - France 2

*François Saint -Pierre, avocat de la défense

Archive France Inter- 7 avril 2014

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