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Pour « Le garçon qui voulait dormir » éditions de l’Olivier/traduction de Valérie Zenatti Erwin n’a pas encore 17 ans, il a connu le ghetto, le camp, la mort de ses parents, l’errance dans les forêts et sur les routes en compagnie de soldats, de bandits et de réfugiés. Il se retrouve dans un camp de transit, près de Naples, devenu pratiquement muet, se réfugiant dans un sommeil irrépressible pour fuir la réalité et rêver au monde d’hier. Recruté par un émissaire de l’agence juive, il va accepter de devenir un pionnier du nouvel Etat qui se prépare sur la terre de Palestine. Muscler son corps, apprendre l’hébreu, faire semblant d’oublier ses racines, cultiver la terre et manier les armes, puis, au final, changer de nom. Erwin devient alors Aharon. « Le garçon qui voulait dormir » d’Aharon Appelfeld, traduit comme les précédents par Valérie Zenatti, vient de paraître aux éditions de L’Olivier. Depuis Histoire d’une vie, prix Medicis en 2004, c’est le récit le plus intime de l’écrivain qui revient, dans une écriture sobre et puissante, sur ce moment décisif où il a dû accepter de quitter le territoire de son enfance, ses racines, sa langue, pour devenir quelqu’un d’autre, sur une terre étrangère et dans des mots nouveaux. Mais, même devenu Aharon, Erwin n’a jamais cessé d’exister, accomplissant le rêve du père en devenant l’écrivain qu’il aurait voulu être. Aharon Appelfeld est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde, en compagnie de Valérie Zenatti. ### reportage Judith Soussan: Dans la classe de CM2 Madame Hébert, à l'école primaire Baudricourt dans le 13ème arrondissement de Paris, on s'affaire, on réfléchit, on débat: les élèves travaillent en groupes autour de l'exposition "Sur les traces d'une photo". A partir de documents d'archives et de témoignages, cette exposition, conçue par l'association Yad LaYeled, vise à faire étudier aux élèves les parcours individuels de dix enfants survivants de la guerre - et ainsi à leur faire approcher les affres de la grande Histoire par des histoires de survie. Pour Warren, Ryan, Mathieu, Delphine, Noé, Ama, Julien, et les autres, il faut s'approprier l'histoire d'Abraham ou le parcours de Rachel, retenir des noms de lieux compliqués, comprendre des itinéraires chaotiques et apprendre de nouveaux mots... ----- Un grand merci à Madame Hébert et à tous ses élèves, et à Galith Touati de Yad LaYeled ## Les liens [L'association Yad La Yeled, L'enfant et la Shoah](http://www.yadlayeled.org/)
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