Marie NDiaye est ce soir l'invitée de l'Humeur Vagabonde pour "Ladivine", paru chez Gallimard le 14 février 2013.

"Ladivine"
"Ladivine" © Gallimard

Clarisse Rivière mène à Langon, à côté de Bordeaux, une vie paisible et heureuse, avec un mari et une fille qu’elle aime tendrement. Mais, tous les mardis, dans le train qui la conduit en ville, elle se sent, avec désespoir, redevenir Malinka, son vrai prénom, fille de Ladivine Sylla, immigrée à la peau noire qu’elle n’appelle que « la servante », et dont elle a, un jour, décidé de dissimuler à tous l’existence. Son teint pâle et ses cheveux lisses ont permis à Clarisse de cacher ses origines. Mais ses mensonges et la culpabilité qui la ronge ont fini par l’enfermer sous une carapace d’apparente indifférence bienveillante qui la coupe peu à peu de ceux qu’elle aime le plus. Son mari, puis sa fille, l’abandonneront à un destin tragique. Mais la douleur reçue en héritage va continuer à se transmettre, de fille en fille.

Marie NDiaye met habituellement deux ans pour écrire un livre, après une année de jachère durant laquelle elle laisse pousser en elle les histoires et les mots, celles-là doucement implacables, ceux-ci toujours magnifiquement ciselés. Après « Trois femmes puissantes », Goncourt 2009, voici « Ladivine », son dernier roman qui vient de paraître chez Gallimard. On y retrouve ses thèmes d’inspiration, l’exil intérieur, la culpabilité, la colère, la honte, la peur, la difficulté à communiquer entre parents et enfants, les masques que l’on porte en société. Son écriture, envoûtante et musicale, vous happe dès la première page et ne vous lâche plus, mêlant intimement la plus grande douceur à la plus grande violence.

Le résumé du livre

L'auteure de "Trois femmes puissantes" explore les relations mère-fille à travers l'histoire de Ladivine, femme de ménage noire, et de sa fille Malinka, née d'un père inconnu à qui elle doit sa peau claire, se faisant appeler Clarisse pour tenter de gommer son identité. Un récit à l'intrigue sinueuse, empreint de fantastique, interrogeant la complexité du rapport aux origines.

Le reportage de Perrine Malinge avec Michel Agier, anthropologue, autour du spectacle "Le couloir des exilés", à la Maison de la Culture d'Amiens jusqu'au 22 mars2013

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