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Don DeLillo poue _Point Oméga_ traduit par Marianne Véron, chez Actes Sud. L’écrivain Lewis Lepham, qui dirigea longtemps Harper’s Magazine, nous expliquait ainsi, au début de la guerre en Irak, que les Américains, comme tous les hommes, ont besoin, pour suivre leurs dirigeants sans trop se poser de questions, de mystère et de magie… Les plus malins des gouvernants ont compris cela depuis longtemps, qui emploient intellectuels et publicitaires pour « raconter » aux citoyens leur politique, comme on lit le soir des contes à nos enfants. Cela porte même un nom : storytelling. En quarante années d’écriture et quinze romans, depuis _Americana_ , en passant par _Joueurs_ , _Libra_ , _Outremonde_ ou _MaoII_ , Don DeLillo est devenu l’une des figures les plus puissantes de la littérature américaine. Ses livres empoignent tous la réalité à bras le corps, certains d’entre eux ayant même annoncé de façon troublante les attentats terroristes. Son dernier et bref roman, _Point Oméga_ , qui vient de paraître chez Actes Sud, dans une traduction de Marianne Veron, dresse le portrait d’un intellectuel neo conservateur, Richard Elster, qui a conseillé l’administration Bush sur la manière de raconter l’engagement en Irak. Retraité, il s’est retiré dans une cabane dans un désert de l’Ouest américain. Un jeune vidéaste l’y rejoint pour tenter de lui arracher une interview, ce qu’Elster, qui semble avoir renoncé à tout, appellera « une conversation sur un lit de mort ». Don DeLillo est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde. Ses propos seront interprétés par notre ami Xavier Combe. ### **reportage** Don DeLillo a trouvé l'inspiration de "Point Oméga" en contemplant une installation vidéo au MoMA, à New York. Cela a donné envie à Baptiste Etchegaray de rencontrer des visiteurs dans un musée, et de capter des moments, finalement assez rares, où l'on se laisse entraîner par la force d'une oeuvre, par sa beauté, sa poésie. Il s'est rendu à la Maison européenne de la photographie, à Paris, où une installation invite particulièrement à la contemplation et à la rêverie : "L'abandon" de l'artiste-plasticien Fabien Chalon. Les visiteurs sont plongés dans une grande pièce obscure, cueillis par l'univers onirique de l'artiste : les esprits divaguent, et l'humeur vagabonde... (les "machines-sculptures" de Fabien Chalon sont exposés jusqu'au 31 octobre à la Maison européenne de la photographie, à Paris).
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