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Louise © Radio France

Louise Erdrich pour «Le jeu des ombres » et «La décapotable rouge » traduit de l’américain par Isabelle Reinharez paru chez Albin Michel.

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Le jeu des ombres : Gil est un peintre reconnu dont le modèle favori, et presque unique, est sa femme, Irene, écrivain. Tous deux sont d’origine amérindienne mais ont du mal à trouver la place de cette culture à demi oubliée dans leur vie et celle de leurs enfants. Après avoir vécu une passion intense, leur couple s’effiloche désormais dans la violence domestique, la boisson et, de la part de Gil, dans une jalousie féroce qui va le pousser à lire le journal intime de sa femme. Lorsqu’Irene s’en rend compte, elle décide de se venger en y écrivant désormais ce qui pourra le blesser le plus. Leurs trois enfants, désemparés, assistent à l’implosion de leur famille.

Roman sombre et violent, « le jeu des ombres » de Louise Erdrich, traduit par Isabelle Reinharez, paraît aujourd’hui chez Albin Michel, en même temps qu’un recueil de nouvelles déjà publiées dans des revues aux Etats-Unis, « la décapotable rouge ». Cinq livres parus en France depuis dix ans y ont fait connaître le talent si prenant de cette raconteuse d’histoires hors pair qui sait marier avec force la mémoire de ses ancêtres indiens du Dakota du Nord à la vie bousculée de ses personnages dans l’Amérique d’aujourd’hui. Invitée elle aussi au festival America qui fête ses dix ans à Vincennes ce week end, Louise Erdrich y participera samedi et dimanche à des tables rondes ouvertes au public. Elle est, ce soir, l’invitée de l’Humeur vagabonde.

Interprète : Xavier Combe

Le reportage de Judith Soussan :

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Dans le cadre du festival America , qui célèbre toutes les littératures américaines du 21 au 23 septembre à Vincennes, a lieu l’exposition Le renouveau par l’art , qui présente le travail de vingt artistes amérindiens contemporains.

Avec les organisateurs de cette exposition , Joëlle et Nicolas Rostkowski, une petite visite de l’exposition avant accrochage : masques de Perry Eaton, sculpteur de l’île Kodiak en Alaska, toiles de Tony Abeyta, Navajo du Nouveau-Mexique, et de Darren Vigil Gray, peintre d’origine apache – des artistes qui comme Gil, le protagoniste du Jeu des ombres , représentent la vitalité et la complexité d’un art réalisant la synthèse entre références amérindiennes et inscription dans le monde contemporain.

Joëlle Rostkowski est ethno-historienne, enseignant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, et vient de publier Conversations with remarkable Native Americans (SUNY press, 2012)

ExpositionLe renouveau par l’art , Salle des académiciens, Cœur de ville, 98 rue Fontenay, Vincennes, du 21 au 23 septembre.

A noter également dans le cadre de ce festival l’exposition photographique en plein air « Sur la terre des Blackfeets », de Vincent Bourdon, place du RER, rue de Fontenay, Vincennes.

Les liens

Le Festival America

La galerie Orenda

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