pour le filmGirafada, avec Saleh Bakri et Ahmad Bayatra - sortie en salles le mercredi 23 avril

Girafada
Girafada © Radio France

A Qalqilya, ville palestinienne de Cisjordanie située sur la ligne verte, et dorénavant presque totalement encerclée par le mur de séparation, subsiste un petit territoire de rêve et d’ailleurs pour les enfants : un zoo.

Pas très reluisant, rafistolé de bric et de broc, mais dans lequel un vétérinaire fait tous les jours des miracles pour nourrir et soigner ses animaux en dépit du manque d’argent et du blocus israélien. Il s’appelle Yacine et élève seul son fils, Ziad, enfant solitaire maltraité par les autres garçons car il n’aime que le jardinage et s’occuper des deux girafes. Mais un soir, au cours d’un bombardement aérien, l’une des deux meurt et l’autre, mélancolique, va cesser de se nourrir. Pour Yacine la douleur de son fils est insupportable. Il va tenter d’obtenir de son ami, qui dirige le zoo de Tel Aviv, un autre animal. Et comme celui-ci refuse, il décide d’aller en voler un avec l’aide d’une journaliste française qui s’est passionnée pour cette petite communauté autour du zoo.

Girafada est le premier film de Rani Massalha qu’il est allé tourner sur place avec une équipe israelo-palestinienne grâce au producteur français Antoine de Clermont-Tonnerre.

Deux acteurs formidables, Saleh Bakri et Ahmad Bayatra, interprètent le père, Yacine, et le fils, Ziad, qui s’aiment et s’affrontent dans une petite ville de Palestine soumise au couvre-feu et à l’absurde violence d’un affrontement inégal. Girafada nous montre des images que l’on a vu des milliers de fois aux informations, mais à travers le regard d’un enfant elles touchent encore plus fortement. Et, à la fin, l’entrée majestueuse d’une gracieuse girafe à Qalqilya, devant des soldats armés de fusils d’assaut, pétrifiés par le spectacle, est un moment magique.

Laure de Clermont, qui interprète la journaliste embarquée dans l’aventure, et Rani Massalha, réalisateur de Girafada sont, ce soir, les invités de l’Humeur Vagabonde .

Le reportage de martine Abat

A quoi servent les zoos aujourd’hui ?

Le week end dernier, le zoo de Vincennes a rouvert (il faut dire maintenant Parc Zoologique de Paris), et on a entendu beaucoup de critiques des premiers visiteurs : on ne voit pas les animaux, ou bien, ils ne sont pas encore arrivés...

Dans les deux cas, c’est parce qu’aujourd’hui on prend davantage en compte le comportement des animaux, leur bien-être... dans les nouveaux espaces qui leur sont destinés, ils ont la possibilité d’être à l’abri des regards, de se cacher... et s’ils ne sont pas arrivés, c’est souvent que les soigneurs respectent leur rythme pour les introduire peu à peu... Probablement que le zoo a rouvert beaucoup trop tôt...

Les girafes, elles sont bien là, puisqu’elles n’en sont jamais parties durant les travaux. Il y en a tout un troupeau, et je suis allée les voir...c’est Justine Godin , soigneur au zoo qui me les a présentées.

Alors pour répondre à cette question : "à quoi servent les zoo ? " j’ai aussi rencontréMarie-Claude Bomsel vétérinaire au Muséum national d’Histoire Naturelle, ainsi que Daniel Borrillo qui enseigne le Droit à l’Université Paris Ouest Nanterre.

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