La quartier de l'Ariane est un quartier dit sensible, exilé au nord de Nice, sur les bords du Paillon, juste au pied de l'autoroute. Un policier y avait trouvé la mort début 1995 lors d'affrontements entre bandes rivales. Routine de la vie des cités, à l'Ariane, comme aux 4000, comme au Luth ou à la grande borne, où l'anormalité est devenue la norme, où les seules informations qui valent le déplacement pour les média se nomment émeutes, blessés, affrontements, voitures brulées. La déshumanisation commence ainsi. Maryline Desbiolles est un écrivain farouche. Ecriture enveloppante, travaillée, évocatrice mais sans concession aux modes fugaces du temps. Des sujets qui semblent monter du plus profond d'elle-même, dans lesquels le lecteur doit s'immerger en se laissant porter comme par le battement du sang aux tempes ou le mouvement des marées. Oeuvre obstinée qui, livre après livre, trace un sillon dans notre mémoire, en écho à celle de l'auteur. C'est à l'Ariane donc que Maryline Desbiolles est allée recueillir des voix qui forment la trame de son dernier livre "C'est pourtant pas la guerre" qui vient de paraître aux éditions du Seuil. Mais c'est la sienne que l'on entend, car bien que sous titré "recueil" ce livre est un livre d'écrivain.

Sophie Joubert : rencontre avec les habitants de l'Ariane

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