Emmanuèle Bernheim est ce soir l'invitée de l'Humeur Vagabonde pour "Tout s’est bien passé", paru le 3 janvier 2013 chez Gallimard

"Tout s'est bien passé"
"Tout s'est bien passé" © Gallimard

On a beau savoir que c’est inéluctable, il est impossible de se préparer, de se protéger de la panique physique et mentale qui vous submerge lorsque l’on se retrouve à devoir gérer la fin de vie d’un père ou d’une mère. Officiellement adulte, parfois même déjà parent soi-même, c’est pourtant l’enfant, effrayé, désemparé, n’ayant pas toujours digéré les vieilles blessures de la vie familiale, qui doit soudain décider, choisir, et materner ses géniteurs. Ce moment de la vie ébranle violemment l’esprit, le corps, mais aiguise aussi les sens, la mémoire, l’imaginaire. Tout devient atrocement triste et, en même temps, irrésistiblement drôle.

En 2009, la romancière et scénariste Emmanuèle Bernheim a dû accompagner son père, âgé de 88 ans et victime d’un accident vasculaire cérébral qui l’avait laissé très diminué, vers la mort volontaire qu’il ne cessait de lui réclamer. « Tout s’est bien passé », paru chez Gallimard, est le récit de ces sept mois qu’elle a vécu, avec sa sœur Pascale, oscillant entre espoir et effroi, douceur et douleur, jusqu’à ce moment où elles durent le laisser partir seul vers la Suisse, la police les ayant averties qu’elles risquaient, sinon, une inculpation pour non-assistance à personne en danger. Emmanuelle Bernheim nous offre un livre à l’écriture acérée, sans pathos, lumineuse et tenue de bout en bout, où chaque détail résonne dans la propre mémoire des lecteurs. Un livre magnifique .

Le reportage de Flora Bernard

Cahiers d'art
Cahiers d'art © Cahiers d'art

Après une interruption de plus de 50 ans, les Cahiers d’Art renaissent…

Fondés en 1926 par Christian Zervos au 14 rue du Dragon, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, « Cahiers d’art » désigne tout à la fois une revue, une maison d’édition et une galerie. Les Cahiers d’art sont un modèle quasi unique : une revue d’art contemporain, à la mise en page et à la typographie audacieuses, abondamment illustrée de photographies, qui fait dialoguer l’art moderne et l’art ancien, et où les poètes et les écrivains, Tristan Tzara, Paul Éluard, René Char, Ernest Hemingway, Samuel Beckett, remplacent avantageusement les critiques d’art. En 1960, Christian Zervos interrompt son activité. A cette date il avait publié 97 numéros de la revue Cahiers d’art et plus de 50 livres , dont des monographies sur le Greco, Matisse, Man Ray et l’art africain et mésopotamien, ainsi que les premiers volume du Catalogue raisonné de l’œuvre de Picasso.

A l’initiative du collectionneur suédois Staffan Ahrenberg, la légendaire revue a fait paraître un nouveau numéro en octobre 2012 et, plus récemment, un livre sur l’œuvre du sculpteur Calder, à travers le point de vue du photographe Herbert Matter.

Et à l’occasion du lancement du livre « Calder by Matter », la galerie "Cahiers d’Art" présente une exposition de plus de trente œuvres de Calder dont des mobiles, stabiles, bronzes, objets pour la maison et nombreuses gouaches ainsi que des photographies de Herbert Matter, jusqu’au 18 mai, au 14 rue du Dragon.

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