[scald=10177:sdl_editor_representation]Dans l'effervescence intellectuelle de la Libération, avant même que naisse la mythique revue surréaliste "Minotaure", à laquelle il participera également, Albert Skira va créer "Labyrinthe", ce lieu dédié aux écrivains, aux poètes, aux artistes qui aspirent à ouvrir de nouveaux espaces de liberté. Son nom reste attaché à l'édition d'art, qu'il va révolutionner, et à celui de tous ces artistes, Matisse Picasso, Eluard, Breton, ses amis, avec qui il va travailler. C'est donc dans la familiarité du talent le plus rare que Pierre Skira, fils d'Albert, va emprunter, à son tour, le chemin de la création. D'abord assistant du sculpteur Etienne-Martin, il rencontrera le peintre Veira da Silva qui demeure une référence pour lui. C'est en 1962 qu'il exposera ses premières toiles, abandonnant en 1975 la peinture à l'huile pour le pastel, construisant une oeuvre intimiste, variation autour du thème du temps, de la disparition, de l'arrachement à l'oubli. Une oeuvre qu'ont superbement commentée Pascal Quignard et Patrick Mauriès. Mais aujourd'hui c'est sur la page blanche du livre que Pierre Skira poursuit son chemin avec un premier roman, "Les orgues de glace" paru chez Vivianne Hamy, un conte initiatique fortement imprégné de souvenirs d'enfance.

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