La dernière comédie musicale d'Alfredo Arias Mambo Mistico se joue au Théâtre de Chaillot jusqu'au 23 avril. "C’est dans la lignée de Famille d’artistes, de Mortadela, de Faust Argentin et de Concha Bonita que j’ai conçu ma nouvelle comédie musicale, inspirée par d’autres souvenirs de mon enfance argentine. Dans les années 50, il n’était pas rare de voir encore représentés, dans les théâtres de la Calle Corrientes, la rue nocturne de Buenos Aires, des mélodrames flamboyants, dont les héroïnes malmenées par le destin sacrifiaient leur pureté à des passions incontrôlées. Sous le regard de l’enfant que j’étais, les épisodes souvent invraisemblables de ces pièces passionnelles se mêlaient à l’imagerie religieuse que les églises, riches d’autres spectacles, offraient à mes propres hantises. J’ai voulu traduire dans cet imaginaire complexe, qu’est la perception d’un petit garçon, une pièce de ce répertoire. C’est l’histoire d’une vendeuse de mercerie, la pieuse Rosita, qui se voit malmenée par sa supérieure hiérarchique Madame Gabor (interprétée par Marilú Marini, complice fidèle de mes créations) et par le propriétaire du magasin, Monsieur Merengue. Entourée de son amoureux Carlitos et de sa collègue enflammée Colomba, elle endure le martyre sacrificiel de l’humiliation, contrainte, par un odieux chantage (elle est accusée d’un vol qu’elle n’a pas commis), à renoncer à tous ses idéaux de chasteté. Outre les personnages qui vivent le mélodrame, une jeune femme, que j’ai nommée le « Regard », commente l’action dans laquelle, parfois, elle intervient. Elle incarne, par sa fantomatique présence, la métamorphose qu’un enfant rêveur fait subir à l’intrigue, établissant une distance d’ironie théâtrale, sans pour autant diminuer l’émotion. Pour écrire le livret, j’ai sollicité la collaboration de Gonzalo Demaría, spécialiste du music-hall argentin et du théâtre populaire. Et mon habituel dramaturge René de Ceccatty a ajouté sa touche, pour la version française. J’ai fait appel pour la composition au musicien italien Aldo Brizzi, qui vit à Bahia au Brésil, et connaît parfaitement les sources de notre culture musicale. J’ai pensé à la fois au théâtre de Valle-Inclán et à celui de García Lorca, en disposant des tableaux religieux, où l’obscène, le comique blasphématoire, l’ironie larmoyante et une certaine tendresse s’entremêlent au rythme étincelant de musiques latino-américaines, encore tout imprégnées des accents de la verve africaine". Alfredo Arias

Reportage au Théâtre de Chaillot lors du filage et rencontre avec Raul Paz.1

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