[scald=11989:sdl_editor_representation]Pour « Rachel » sortie en salles aujourd’hui Lorsqu’elle confie ses réflexions à son journal intime à propos de ces gosses qui tuent des gosses, Rachel Corrie, américaine de 23 ans, n’a plus que quelques jours à vivre. Partie pour deux mois en Palestine, engagée bénévole dans l’International Solidarity Movment, elle vit avec une poignée d’étudiants anglo saxons dans la bande de Gaza où l’armée israélienne a entrepris de raser des centaines de maisons afin d’édifier un mur le long de la frontière égyptienne. Chaque jour, garçons et filles enfilent des vestes fluo et tentent, en faisant rempart de leur corps, de stopper l’avancée des bulldozers. Le 16 mars 2003 elle sera écrasée par l’un d’eux sous les yeux de ses camarades. Simone Bitton se revendique à la fois juive et arabe. Née au Maroc, montée en Israel à l’âge de 11 ans, elle fera ses deux années d’armée au moment de la guerre du Kippour en 1973. Devenue cinéaste en France, elle est passée du documentaire de télévision au long métrage de cinéma en 2004 avec « Mur », magnifique réflexion en images sur cette barrière de séparation qui défigure cette terre et violente les hommes et les paysages. Aujourd’hui sort en salles « Rachel », enquête minutieuse et bouleversante sur la vie brève et la mort atroce de la jeune militante pacifiste.Martine Abat : Rencontre avec l'artiste palestinien Taysir Batniji, à l'occasion d'une exposition d’art contemporain intitulée « Palestine : la création dans tous ses Etats ». C’est une exposition particulièrement revigorante, d’artistes en exil ou vivant en Palestine, d’œuvres pleines d’humour, de dérision, qui donne chair à ce peuple qui aspire juste à une vie normale, et bien sûr on y voit des œuvres complètement ancrée dans la dramatique réalité du pays. C’est le cas de Taysir Batniji, dont on peut voir une série de photographies qui propose une typologie des miradors israéliens qui enserrent la Cisjordanie. Taysir est aussi vidéaste et le montage qu’il propose ici est d’une incroyable poésie, aucune parole, juste le son ambiant. Ça s’appelle Gaza journal intime, se sont des images prises chez lui à Gaza entre 2001 et 2005, juste avant le bouclage de Gaza qui l’empêche aujourd’hui de rentrer chez lui. Taysir Batniji est un artiste patient...

programmation musicale

Bob Dylan

A hard's rain a-gonna fall ### Nosfell et Daniel Darc

La romanc e des cruels ### liens

Le site de Taysir Batniji

Le site de l'Institut du Monde Arabe

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