Autrefois, du temps des grands pères et des pères, il y a eu, ici, une ville vivante, où le travail dans la grande usine du Consortium, donnait à chaque famille de quoi vivre et rêver à un avenir meilleur. Aujourd’hui que l’usine a fermé, les habitants de l’Intraville se sont mis à mourir de maladies étranges, l’eau, l’air, la nourriture, ont des goûts atroces. Et, tandis que les riches et les puissants se barricadent dans l’Extraville, gardée par des vigiles, des garçons commencent à disparaître. Fugues ? Suicides ? Assassinats ? Personne ne semble vraiment s’en soucier. A part Leonard, ado solitaire, passionné par les livres, qui a perdu son meilleur ami et attend la mort de son père pour partir à sa recherche.

scintillation
scintillation © Radio France

« Scintillation », livre noir et flamboyant, entre description glacée des ravages de la désindustrialisation et récit fantastique d’un avenir tout proche, est le dernier roman de l’écrivain écossais John Burnside, magnifiquement traduit pour les éditions Métailié par Catherine Richard. Depuis 2004, et sa terrifiante « Maison muette », jusqu’à 2009 où il a publié « un mensonge sur mon père » , récit autobiographique où se révélaient les racines de son écriture, John Burnside fascine et empoigne ses lecteurs par la cruauté de sa peinture de notre monde et la beauté soyeuse de son écriture. Poète reconnu dans le monde anglo saxon, John Burnside enseigne à l’Université de St Andrews en Ecosse.

Interprète, Xavier Combe.

reportage de Caroline Gillet

Il y a des photographes qui s’intéressent au patrimoine abandonné, aux propriétés privées laissées pour compte. Ils ont appelé leur discipline « L’exploration urbaine ».

Ils entrent dans ces lieux avec un slogan : « Ne rien prendre sauf des photos, ne rien laisser sauf des traces de pas ». Sur ces photos ils fixent le temps qui passe dans des endroits interdits où le temps s’est arrêté : les couleurs de la rouille, ce qui s’effrite, les ombres sur des assemblages de tuyaux devenus obsolètes et ce qui a été laissé derrière par ceux qui sont partis.

Yves Marocchi est un de ces explorateurs urbains. Caroline Gillet l’a accompagné dans une ancienne centrale thermique du Luxembourg.

Ses photos sont visibles sur son site.

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