pour leur nouvel album Epitaph sorti chez Air Rytmo - L'Autre Distribution

Moriarty - Epitaph
Moriarty - Epitaph © Moriarty

Avant même d’entreprendre ce périple sur les routes africaines à la recherche des racines mythiques du blues, à l’instar d’un Alan Lomax parcourant le delta du Mississipi dans les années 30, Thomas Puéchary et Arthur B.Gillette , amis d’enfance, avaient créé leur groupe, Moriarty.

Un nom emprunté, non au double maléfique de Sherlock Holmes mais au personnage de Sur la Route inventé par Kerouac à partir de son ami Neal Cassady, poète et écrivain.

C’était en 1995, ils étaient huit au début et jouaient dans une cave. Quatre ans plus tard ils ne sont plus que cinq, mais ont gagné une chanteuse, Rosemary Standley , franco-américaine comme la plupart d’entre eux, biberonnée au folk et au blue grass par son père, et qui a étudié le chant classique au conservatoire. Leur style, un « folk contemporain » comme ils disent, inspiré du blues, de la country, de la musique traditionnelle irlandaise, va emballer le couple Deschamps-Makeïeff qui va les aider à graver leur premier disque, chez Naïve, en 2007. Ce sera un succès, 150 000 exemplaires vendus.

Le temps passe mais Moriarty__ reste fidèle à lui-même, cinq garçons et une fille, une famille musicale qui a créé son propre label, Air Rytmo, afin de pouvoir prendre le temps de rôder leurs chansons avant de les enregistrer, concoctant chaque nouveau CD pour en faire un bel objet qui leur ressemble.

Le tout dernier se nommeEpitaph et il est sorti en avril dernier après une longue tournée en France et en Suisse. Comme souvent, Moriarty est allé dénicher dans ses tiroirs, ses dictaphones, ses malles au trésor, ses petits carnets, les bribes de mélodies, les impros abandonnées, les enregistrements jugés mauvais, les paroles griffonnées au hasard d’une conversation. Ces petits fantômes bienveillants les attendaient pour donner naissance à de nouvelles compositions. On y croise les ombres familières de Mikhaïl Boulgakov, Milena Jesenska, Ingeborg Bachmann.

Pour nous en parler ce soir, Rosemary Stadley, Arthur B. Gillette et Stephan Zimmerli sont les invités de l’Humeur Vagabonde .

Le reportage de Cerise Maréchaud

L'univers d'Astéréotypie

Le 11 octobre je suis allée voir Moriarty à l’Olympia. J’ai été très intriguée par les artistes de leur première partie.

Des jeunes hommes se succédaient au micro, une feuille à la main, clamant des textes parlés avec une intensité dont je ressens encore l’impact.

La musique était habillée de guitare, balancée par l’accordéon, enveloppée d'arrangements rock envoûtants.

Les mots racontaient à la fois le quotidien et un univers poétique unique.

C’est lecollectif Astéréotypie . Des jeunes autistes accueillis à l’Institut médico-éducatif Alternance à Bourg La Reine.

En 2010 ils commencent des ateliers d’écriture avec leurs éducateurs Christophe et Claire.

Ils racontent leurs émotions, leur vie, leurs fixations chroniques ou passagères. Puis mettent leurs textes en musique.

Cinq ans plus tard ils ont sorti un très bel album éponyme et s’entourent de musiciens de la scène indépendante, comme Arthur et Eric, de Moriarty.

Je suis allée rencontrer Yohann , Aurélien,Stanislas etKevin lors d’une séance de travail.

Astéréotypie seront en concert le 29 juin 2016 au théâtre Le Montfort.

Ils sont aussi au cœur d'un documentaire de création signé Arthur B.Gillette sur France Culture : "Les Peintres du temps "

Les archives de l'INA et les extraits sonores

Programmation musicale extraite de l'albumEpitaph de Moriarty (2015)

- CD1 : Reverse ( Anger)

- CD2 : Long live the (d)evil

- CD3 : History of violence

- CD4 : Long is the night

Les invités
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