Jean Claude Carrière « le réveil de Bunuel » Ed. Odile Jacob Si tout est politique, comme on nous l’a fait comprendre dans les années 70, alors plus rien ne l’est vraiment, comme nous le constatons aujourd’hui où ceux qui en font profession dévoient à chaque instant le sens même du mot. Certes, ils papotent tous de politique, comme on ouvre un robinet, ceux et celles qui s’expriment, soit disant en notre nom, jour après jour, dans tous les media. Mais qui peut donner le nom de quelqu’un sachant réellement prendre parti ? Prendre parti, au sens de s’engager, d’offrir une vision de la société, de nous faire réfléchir là-dessus et de nous amener à faire bouger notre regard, nos réflexions. Qui nous parle vraiment ? Quelques artistes, parfois. De moins en moins.Il fallait donc tenter d’en réveiller au moins un, et Luis Bunuel le tout premier. Lui qui, dans ses films cruels et loufoques, triviaux et intelligents, nous a appris à reconnaître, sous leurs visages si convenables, l’hypocrisie, le fanatisme, la bêtise, la perversion et la méchanceté. Jean-Claude Carrière qui fut son ami et son complice en écriture a eu envie de reprendre, 18 ans après sa mort, la conversation interrompue avec le réalisateur de Tristana et du Charme discret de la bourgeoisie. Parce que le regard acéré et les jugements iconoclastes de Don Luis manquent cruellement à l’analyse du temps présent. Et parce que rêver encore est le seul luxe qui nous reste.« Le réveil de Bunuel », vient de paraître aux éditions Odile Jacob.

Reportage

Baptiste Etchegaray A l'occasion de la reprise en salles cet été de deux films de Bunuel en copies restaurées ("Le charme discret de la bourgeoisie" et "Le journal d'une femme de chambre", le 13 juillet), reportage auprès des techniciens, véritables chirurgiens des films, qui redonnent un coup de neuf aux grands classiques du 7ème art.

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