[scald=10179:sdl_editor_representation]En ce 200 è anniversaire de l'insurrection espagnole contre la soldatesque napoléonienne, trois expositions consacrées au peintre des désastres de la guerre sont à voir : des peintures bien sûr, au musée du Prado, à Madrid, jusqu'au 13 juillet, des eaux-fortes au musée de Lille qui propose toute la série des "Caprices" confrontée à des oeuvres modernes jusqu'au 28 juillet, et à Paris, au Petit Palais qui expose l'essentiel de l'oeuvre gravé de Goya jusqu'au 9 juin. Pas moins de 210 gravures et lithographies du peintre espagnol, extraites des collections du Petit Palais et de la Bibliothèque de l'Institut National d'Histoire de l'Art, sont en effet mises en scènes sur les rives de la Seine. Elles sont accompagnées de quelques rares eaux fortes de Rembrandt, qui fut l'un des inspirateurs de Goya, et de gravures de l'époque romantique, signées Delacroix, Manet ou Odilon Redon, effectuées, après sa mort, en hommage à Goya. Un parcours fascinant, effectué dans une savante pénombre, qui vient démontrer aux visiteurs que l'on n'a jamais fini d'explorer l'univers d'un artiste que l'on croit, à tort, connaître par coeur. Simon André-Deconchat et l'un des commissaires de cette belle exposition.

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