Karine Deshayes est ce soir l'invitée de l'Humeur Vagabonde pour "Giulio Cesare", de Haendel à l'Opéra National de Paris (Palais Garnier) jusqu'au 18 juin 2013.

"Gulio Cesare"
"Gulio Cesare" © Opéra de Paris

Haendel, on le sait, a marié le meilleur de l’Italie au meilleur de l’Angleterre. Les trente-neuf opéras qu’il nous a laissés sont tous caractéristiques des opéras de cour avec l’alternance des récitatifs et des arias et l’utilisation de chanteurs virtuoses, dont beaucoup de rôles destinés à des castrats, aujourd’hui tenus par des contre-ténors. Pour les chanteurs, interpréter du Haendel, comme le dit William Christie qui en a tant dirigés, c’est toujours se glisser avec ivresse dans une écriture musicale entièrement tournée vers eux.

Demain va démarrer, à l’Opéra Garnier à Paris, une magnifique production du Giulio Cesare de Haendel, dans une mise en scène de Laurent Pelly, sous la direction d’Emmanuelle Haïm. C’est la reprise du spectacle créé en 2011, avec deux changements : Sandrine Piau remplace Natalie Dessay dans le rôle de Cléopâtre et Karine Deshayes remplace Isabel Leonard dans celui de Sesto. Karine Deshayes, mezzo soprano, a reçu, en 2011 la victoire de la meilleure artiste lyrique. Le baroque est, certes, pour elle, un territoire de prédilection, mais sa voix se glisse sans effort dans des répertoires très différents : bel canto, romantique, mélodies française et même chanson contemporaine et comédies musicales.

Présentation du spectacle

Jamais le génie mélodique de Haendel ne fut aussi rayonnant : la partition contient certains de ses plus précieux joyaux, comme les airs de Cléopâtre. Sandrine Piau, Karine Deshayes et Laurence Zazzo sont les héros de cette fête vocale.

Dans les toutes premières années du XVIIe siècle, William Shakespeare n’avait pas résisté à mettre sur scène l’impétueuse reine d’Egypte, Cléopâtre l’ensorceleuse, maîtresse de César et de Marc Antoine. Un siècle plus tard, Haendel se laissa prendre aussi à ses charmes et composa autour d’elle l’un de ses opéras les plus brillants et les plus ambitieux. Créé à Londres en 1723 par la Royal Academy of Music, Giulio Cesare in Egitto fut écrit pour les plus grands chanteurs de l’époque : Senesino, Francesca Cuzzoni ou encore Margherita Durastanti. Jamais le sens du théâtre du compositeur n’a été aussi vif, mêlant irrésistiblement les genres. Jamais son génie mélodique ne fut aussi rayonnant : la partition contient certains de ses plus précieux joyaux, comme les airs de Cléopâtre, tour à tour chants de séduction ou de lamentation. Et jamais non plus son orchestre ne fut aussi riche et expressif. Oui, décidément, Shakespeare n’est pas loin... Après le succès remporté par cette production à sa création, Emmanuelle Haïm et Laurent Pelly se remettent à ce Haendel étourdissant.

Les prochains concerts de Karine Deshayes

  • Le 22 juin 2013 dans le cadre du Midsummer Festival

  • Le 27 juin 2013 à Paris à l'Opéra Comique

  • Le 31 juillet 2013 dans le cadre du Gloriana / les dracenuits Festival

Le reportage de Vinciane Haudebourg pendant les répétitions de l'opéra Jules César, en compagnie d'Emmanuelle Haïm

Emmanuelle Haim est à la tête de l’orchestre et du chœur baroque du Concert d’Astré. Elle a déjà dirigé plusieurs fois Jules César d'Haendel et déjà à l’Opéra Garnier, c’était en 2011 pour sa création. Elle avait alors remporté un franc succès.

Répétition dans les coulisses de l'Opéra Garnier à Paris, 10 jours avant la Première.

Les liens

Le site Internet de Karine Deshayes

Toutes les informations sur le spectacle sur le site de l'Opéra National de Paris

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