pour "Le retour du Général" aux éditions Fayard Les réalités se traitent à partir d’elles-mêmes…Lorsqu’en 1965 le chef de l’Etat égrenait ses fameuses tautologies devant des parterres de scribouillards énamourés, nous ricanions, fols que nous étions ! Le monde s’ouvrait à nous qui rêvions d’abolir les frontières, et notre capitaine en était manifestement resté à la lampe à huile et à la marine à voile. Aujourd’hui où ceux qui jouissent du bouclier fiscal nous affirment que réussir sa vie consiste à collectionner les Rolex, une sorte de nostalgie nous gagne parfois : celle d’un temps où le Président de la République payait ses factures de gaz et d’électricité après avoir nationalisé les banques et instauré la sécurité sociale. En ce temps-là « réactionnaire » était une injure. Il nous fallait être moderne à tout prix. Nous l’avons été. Mais l’addition, aujourd’hui, nous semble un peu trop salée. Réactionnaire, Benoît Duteurtre l’a toujours revendiqué, comme une coquetterie de dandy amateur d’opérette et réfractaire au téléphone portable. Mais, au fil de ses livres, décrivant, sous forme de satire, les désastres de cette modernité sans âme, il finit par devenir quasi révolutionnaire, version Tarnac des villes... Paru chez Fayard, son dernier roman, comme une fable du temps présent, nous conte « le retour du Général », un revenant décryogénisé plébiscité par des Français lassés d’être broyés par le rouleau compresseur de la mondialisation.

Le général de Gaulle remasterisé et les réactions d'une poignée de Français à l'annonce de son vrai faux retour, par Julien Cernobori

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