Le 13 septembre 1999, Lionel Jospin, alors premier ministre en campagne, prononce cette phrase : "Je ne crois pas qu'il faut tout attendre de l'Etat ou du gouvernement". Entre février 2002, lorsque fut énoncée comme une évidente évidence que le programme du candidat socialiste n'était pas socialiste, et ce soir fameux du 21 avril suivant où le ciel électoral lui est tombé sur la tête, Lionel Jospin n'avait semble-t-il jamais été effleuré par le pressentiment de son échec. Lui qui, bien qu'ancré de longues années dans un mensonge politique intime, avait fait du droit d'inventaire un principe de l'après Mitterrand, n'avait pas prévu que les électeurs en feraient également usage à son encontre. Dieu sait si sur cet événement à proprement parler sidérant nous avons lu et entendu foultitude de commentaires plus ou moins pertinents. Il nous semble que la meilleure analyse sur ce décrochage qui s'est opéré, en cinq ans, entre la gauche triomphante du printemps 1997 et sa base électorale d'avril 2002, vient de paraître aux éditions Mille et une Nuits et s'intitule "La phrase". Petit livre percutant, rigoureux et implacable signé François Salvaing.

Caroline Ostermann : Rencontre avec Claude Sérillon, journaliste à l'époque sur France 2 et qui interviewait Lionel Jospin quand il a prononcé la fameuse phrase, le 13 septembre 1999.

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