pour son roman Et rien d'autre - traduit par Marc Amfreville - et paru aux éditions de l'Olivier

James Salter - Et rien d'autre
James Salter - Et rien d'autre © Editions de l'Olivier / James Salter

A la première page du roman, Philip Bowman a vingt ans et il est sous-lieutenant à bord d’un porte-avions engagé dans la bataille d’Okinawa qui sera une victoire décisive pour les Américains, encore en guerre dans le Pacifique contre le Japon, alors qu’en Europe les combats ont cessé.

Rentré aux Etats-Unis le jeune homme, issu d’un milieu modeste, se fixe comme objectif de réussir dans le milieu littéraire et de trouver le grand amour.

A New York, alors, les maisons d’édition appartiennent encore à ceux qui les ont fondées, hommes respectés, enviés, qui vivent entre eux comme une sorte d’aristocratie de l’esprit.

Bowman va réaliser son rêve et devenir l’un de ces hommes puissants. Mais sa poursuite acharnée d’un amour idéalisé le conduit maintes fois à l’échec. Mariage raté, amères trahisons, liaisons sans lendemain, la vie passe et Philip Bowman se retrouve au terme du voyage comme, dit-il « le survivant solitaire d’un autre âge » alors qu’il s’apprête à croire encore une fois au bonheur possible.

En anglais le titre de ce roman magnifique de James Salter , est All that is.

Publié aux éditions de L’Olivier, comme ses précédents livres, dans une superbe traduction de Marc Amfreville, il s’intitule Et rien d’autre , récit élégant, ironique et mélancolique d’une vie d’homme menée dans un monde qui se termine.

James Salter, né en 1925 James Horowitz, n’a publié son premier livre qu’en 1956, après une première vie de pilote de chasse, notamment en Corée. Immense styliste, romancier admiré de ses pairs, scénariste pour Hollywood, Salter, new yorkais par toutes ses fibres, entretient une relation étroite avec la France, où il a vécu, et dont il lit et relit sans cesse les auteurs. « L’Europe a fait mon éducation culturelle », affirme celui dont l’écriture et l’univers sont souvent comparés aux Etats Unis à ceux de Fitzgerald et de Nabokov .

Publié à la rentrée Et rien d’autre connaît déjà un vrai succès de librairie auprès de ceux qui ont aiméUne vie à brûler et Un bonheur parfai t, deux de ses précédents livres.

James Salter est ce soir l’invité de l’Humeur Vagabonde . Michel Zlotovski sera notre interprète.

James Salter-Un bonheur parfait
James Salter-Un bonheur parfait © Editions de l'Olivier / James Salter

James Salter, Un bonheur parfait aux éditions de l'Olivier (2013)

James Salter-Une vie à brûler
James Salter-Une vie à brûler © Points / James Salter

James Salter, Une vie à brûler aux éditions Points (2011)

James Salter-Un sport et un passe temps
James Salter-Un sport et un passe temps © Points / James Salter

James Salter, Un sport et un passe-temps aux éditions Points (2008)

Le reportage de Mariannick Bellot

Pour James Salter, l'aviation a toujours été importante. Nous avons rencontré différents pilotes, professionnels ou amateurs, pour qu'ils nous parlent du plaisir de voler. avec : Maurice MussoAntoine FilippiFrançois Minard, de l'Association pour la renaissance du Caudron Simoun , René Alajouanine , président de l'Amicale de Voltige Aérienne, Charline et Dorinne BournetonMartine Gardan, et les pilotes de l'Amicale de Voltige AérienneL'Association pour la Renaissance du Caudron Simoun : https://www.facebook.com/RenaissanceCaudronSimounhttp://caudron-simoun.com/Amicale de Voltige Aérienne : http://www.amicale-voltige.com/Handirect , le média des situations handicapantes : http://www.handirect.fr/

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