pour son livre L'oiseau du bon Dieu - traduit par François Happe - paru chez Gallmeister, et pour l'édition en Poche deMiracle à Santa Anna traduit par Viviane Mikhalkov

James McBride - L'oiseau du bon Dieu
James McBride - L'oiseau du bon Dieu © Gallmeister / James McBride

C’est en effet de fierté qu’il s’agit d’abord. Rendre leur place dans l’Histoire –celle qui est, on le sait, écrite par les vainqueurs et les puissants- à ceux qui en ont toujours été absents.

En Amérique, il aura fallu que les Amérindiens et les Noirs s’en occupent eux-mêmes pour enfin apparaître dans le récit national et pouvoir revendiquer une part, leur part, dans la construction des Etats Unis.

Mais cette part, cette place, il faut sans cesse la rappeler, la raconter, et la littérature est souvent plus efficace pour toucher les esprits que les livres d’école. Ainsi que sait-on de la participation réelle des Noirs à la Guerre de Sécession, et même si elle a existé, alors que le but officiel de ce conflit meurtrier fut l’abolition de l’esclavage ?

Et on ignore encore trop souvent que des régiments formés de soldats noirs, mais commandés par des officiers blancs, ont été envoyés en première ligne par le commandement américain notamment lors de la difficile libération de l’Italie en 1944.

Dans Miracle à Santa Anna, traduit par Viviane Mikhalkhov, qui reparaît chez Gallmeister en édition de poche, James McBride raconte, grâce aux souvenirs des siens qu’il avait distraitement écoutés enfant, l’odyssée de quatre soldats noirs perdus dans la campagne italienne au cours des dures batailles de l’hiver 44.

Et, dans son dernier roman, L’Oiseau du Bon Dieu, traduit par François Happe, c’est aux prémisses de la guerre de Sécession qu’il nous fait assister, dans un récit picaresque qui décrit les tribulations d’un petit garçon noir libéré par le mythique John Brown.

Celui-ci, vieillard illuminé et courageux, qui finira pendu, avait commencé tout seul, en 1856, avec une bible, son fusil, ses fils et une poignée de fidèles, la bataille contre les esclavagistes du Sud.

James Mc Bride, par ailleurs scénariste, musicien de jazz et compositeur, écrit ses livres pour rendre une place aux Noirs dans l’histoire américaine.

Il est ce soir l’invité de l’Humeur Vagabonde, en compagnie de quatre amis chanteurs et musiciens, que nous entendrons dans quelques instants. Michel Zlotovski lui prêtera assistance.

James McBride - Miracle à Santa Anna
James McBride - Miracle à Santa Anna © Gallmeister - Poche / James McBride

Réédition de Miracle à Santa Anna chez Gallmeister en livre de Poche - traduit par Viviane Mikhalkov

Programmation musicale autour de James McBride et de ses musiciens, chanteurs

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