Pour la pièce Ali Baba au théâtre national de Chaillot jusqu'au 28 décembre, et du 7 au 12 janvier au théâtre de la Criée à Marseille puis en tournée en 2014, à Cholet, Reims, Tarbes, Le Mans et Nice

Le texte est également publié aux éditions Avant Scène Théâtre, avec la collaboration d'Elias Sanbar

Macha Makeïeff - Ali baba au théâtre de Chaillot
Macha Makeïeff - Ali baba au théâtre de Chaillot © Theatre de Chaillot

Sur la grande scène du Théâtre national de Chaillot, une danseuse orientale, enveloppée de mousselines brodées d’or, affronte un prince des voleurs bardé de cuir et de chaînes comme un biker américain. Ali Baba , cette vieille connaissance, est un ferrailleur assez benêt qui traîne ses babouches sur les docks d’un port à l’accent marseillais où son méchant frère, Quassim, tient boutique et compte ses liasses sous l’œil vigilant de son épouse muette et voilée, Zulma. Les 40 voleurs sont acrobates, et déclament du Racine au milieu de leurs imprécations, le fils d’Ali, Aziz, se rêve rappeur, le barbier qui lui tourne autour est un languide brésilien aux yeux de biche et au déhanché lascif, les tubes américains ont adopté un tempo oriental, les tziganes jouent du Rameau, pas de doute, nous sommes chez Macha Makeïeff .

Créé au Théâtre de LaCriée, à Marseille, dont elle a pris la direction en 2011, son Ali Baba appartient de toute évidence à l’univers modeste et grandiose, brinquebalant et virtuose, bricolé et inventif qui était celui des spectacles des Deschiens. Pour adapter ce célèbre conte oriental à la scène, Macha Makeïeff a travaillé avec l’écrivain palestinien Elias Sanbar et s’est laissé imprégner des accents, des bruits, des métissages de ce Marseille où elle est née dans une famille aux origines russes et italiennes. Le mélange est formidablement réussi et donne un spectacle dans lequel onze acteurs, danseurs, musiciens, chanteurs, acrobates, s’exprimant en français, en arabe, en farsi et, parfois, en anglais, nous font rire et vibrer pendant deux heures, durant lesquelles nous redevenons des enfants émerveillés. Conte malicieux et cruel, Ali Baba n’a pas pris une ride dans ce monde où l’argent est toujours roi. Macha Makeïeff est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde .

Théâtre de La Criée - du 7 au 12 janvier 2014

Théâtre Saint-Louis, Cholet - les 31 janvier et 1er février

Comédie de Reims - les 20 et 21 février

Parvis de la Scène nationale de Tarbes - les 13 et 14 mars

Espal théâtre, scène conventionnée, Le Mans - du 13 au 15 mai

Théâtre national de Nice - du 28 au 31 mai

Le reportage de Martine Abat :

Ce qui frappe dans cette distribution c’est son éclectisme, les profils tellement variés et riches rassemblés par Macha Makeïeff : des comédiens iraniens, portugais, un slameur marseillais, un chanteur d’opéra, des acrobates, un ancien parachutiste…

Rencontre dans leur loge du Théâtre National de Chaillot avec Atmen Kelif , qui est Ali Baba, Braulio Bandeira , qui joue Abdullah le barbier et Thomas Morris , qui est Qassim Baba, frère d’Ali et commerçant proche de ses sous, un Qassim au funeste destin…

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