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Olivier Maurel « Le taulier, confessions d’un directeur de prison » aux éditions Fayard En mai 2009, Isabelle Souquet diffuse dans le magazine Interception, sur France Inter, un long reportage réalisé à la centrale de Lannemezan.

Détenus, surveillants, personnel de direction et d’éducation, tous s’expriment sans langue de bois, tel Marcel Cuq, le directeur-adjoint. A l’intérieur de ces hauts murs, les postures intellectuelles, les grands mots, les déclarations de principe n’ont pas cours. Chacun parle d’expérience, de son expérience. Et, curieusement, à quelques nuances près, tous ces hommes insistent sur ce qui leur semble essentiel : l’importance du respect mutuel et la nécessité de ne pas tuer l’espoir. Entré dans l’administration pénitentiaire en 1990, Olivier Maurel est, depuis deux ans, directeur de la centrale de Poissy . Exemple même de ce que l’on appelle une belle carrière, sa trajectoire ne souffrira sûrement pas de la parution du livre qu’il vient de publier chez Fayard « Le taulier, confessions d’un directeur de prison ». Car, en guise de confessions, l’auteur plaide avec force, conviction et sans état d’âme, pour ce qu’il nomme sa mission. Et c’en est une, effectivement, nécessaire, difficile, moralement lourde à supporter. Plaidoyer pour une prison républicaine, laïque et démocratique, écrit-il. Nous allons en parler ce soir avec Olivier Maurel, invité de l’humeur Vagabonde.

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Reportage Vinciane Haudebourg En matière de justice réparatrice, la France accuse un sérieux retard. Au Canada ou en Belgique, des rencontres entre victimes et détenus sont encadrées depuis plusieurs années au sein des prisons. Elles permettent un dialogue, l'apaisement d'un côté et la promesse d'une meilleure reinsertion de l'autre. Un mouvement vers ces pratiques commence à naitre en France avec une rencontre inédite entre victimes et détenus à la centrale de Poissy au printemps dernier et la création de l'Association Nationale de la Justice Reparatrice en septembre. Stéphane Jacquot, son président, va ouvrir le dialogue entre des anciens détenus comme Maxime et des familles de victimes comme Emmanuelle.

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