Siri Hustvedt est ce soir l'invitée de l'Humeur Vagabonde, pour "Vivre, penser, regarder", publié le 16 janvier 2013 chez Actes Sud ( traduit de l'américain par Christine Le Boeuf)

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Siri
Siri © Actes Sud

Lorsque, enfant, nous découvrons le plaisir de la lecture en solitaire, c’est l’apprentissage du monde qui d’un coup s’offre à nous. Dans les livres, il y a tout ce dont nous avons besoin pour grandir, pour nous découvrir, pour apprendre ce que nous devons savoir sur les autres. Lire c’est voyager, c’est rêver, c’est tomber amoureux, haïr, tuer, convoiter, pardonner, se sacrifier . Lire c’est se sentir doté d’un esprit vagabond, d’une chair frémissante, d’envies insoupçonnées, de désirs irrépressibles. Lire c’est vivre. Autrefois, lorsque la télévision parlait à notre intelligence, une émission littéraire portait ce beau titre.

Siri Hustvedt a beaucoup lu avant de se mettre à écrire . Elle dit que ses lectures l’ont constituée, toutes ses lectures, même les plus insignifiantes, même celles dont elle croit qu’il ne lui reste rien, mais dont le substrat nourrit silencieusement sa mémoire et son imagination. Après six romans et trois essais, elle publie aujourd’hui, toujours chez Actes Sud, un recueil d’articles qu’elle a rédigés ces dernières années pour des revues américaines sur sesthèmes de réflexion : l’écriture, la mémoire, le désir, le rapport à l’œuvre d’art . Ces courts essais sont regroupés en trois parties qui donnent son titre au livre : « Vivre, Penser, Regarder » traduit par Christine Le Bœuf.

4ème de couverture

Dans ces essais écrits entre 2006 et 2011, la célèbre romancière Siri Hustvedt, après avoir pris pour sujet d'étude le matériau autobiographique ("Vivre"), examine les complexes fonctionnements de l'esprit, de la mémoire, des émotions et de l'imaginaire chez l'être humain ("Penser") et explicite le rapport qui est le sien à la création visuelle dans tous ses états ("Regarder") . Authentique somme intellectuelle retraçant le parcours de son auteur, l'ouvrage pose des questions essentielles quant à la manière dont tout individu se constitue en tant que tel, élabore, à travers la pensée, la mémoire, le langage, son problématique "être-au-monde" et interagit avec autrui.

Dans le souci de réinventer le dialogue trop souvent malaisé entre les "humanités" et les sciences, Siri Hustvedt convoque de multiples disciplines - de la psychologie aux neurosciences en passant par la philosophie, l'an et la littérature - pour en tenter l'ambitieuse synthèse, et ce faisant, dévoile les arcanes de sa vocation et de sa pratique d'écrivain.

Avec l'aimable collaboration de Xavier Combe pour la traduction

Avec le reportage de Caroline Gillet, en compagnie de la romancière norvégienne Hanne Orstavik

Hanne Orstavik
Hanne Orstavik © Caroline Gillet pour France Inter

Caroline Gillet a rencontré Hanne Orstavik à Oslo. La romancière a une fille de 17 ans, et elle se demande ce qui fait la différence entre la Norvège dans laquelle celle-ci grandit aujourd’hui et celle des années 1980. Entre temps, il y a eu la tuerie perpétrée par Anders Breivik, ce jeune d'extrême droite, sur l’Ile d’Utoya.

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