pour son roman Guerre et Térébenthine - traduit par Isabelle Rosselin - paru chez Gallimard

Stefan Hertmans
Stefan Hertmans © Gallimard

Une vie minuscule pourrait-on dire. Mais une vie qui, soudain, par la grâce de la littérature, nous concerne tous et nous raconte ce monde d’hier qui fut celui de nos grands-parents pour la plupart d’entre nous. C’était un temps de grande frugalité, où les enfants arrêtaient l’école à 14 ans pour aller gagner quelques sous, où manger de la viande était exceptionnel, où se chauffer l’hiver était un luxe, où les corps usés vieillissaient vite. Mais c’était aussi un temps où l’on apprenait à se tenir droit, sans se plaindre, et à garder ses blessures enfermées dans des recoins secrets. Comme Urbain Martien, né à Gand en 1891, qui se rêvait devenir peintre et à qui un curé avait déclaré que, pour un fils de pauvre doué pour les études, il n’y avait que deux issues : l’armée ou les ordres. La grande boucherie de 14-18 trancha pour tous. Héros de guerre, deux fois blessé, Urbain en revint traumatisé. La peinture, pratiquée à ses moments de répit, fut son jardin secret. Et l’écriture, dans de petits cahiers entoilés, de l’histoire de sa vie, sa revanche sur des années de silence.

Romancier, poète, essayiste, son petit fils, Stefan Hertmans , a mis près de trente ans à se plonger dans ces carnets. Car, même s’il l’avait beaucoup aimé, sa vie de jeune intellectuel engagé, ses choix politiques, l’avait éloigné de cet homme très catholique et très conservateur. Mais une dette contractée envers son grand-père, le jour de son douzième anniversaire, l’a poussé à rendre justice à ce héros discret, à ce peintre, excellent copiste mais incapable de se peindre lui-même.Guerre et Térébenthine , traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin, vient de paraître chez Gallimard. Le 26 mai à 21h, l’auteur participera à une table ronde avec Christophe Boltanski et Lydie Salvayre, sur le thème du portrait, dans le cadre des Assises Internationales du Roman à la Villa Gillet à Lyon qui fête sa dixième édition et dont France Inter est partenaire.

Et ce soir, Stefan Hertmans est l’invité de l’Humeur Vagabonde.

Les Assises Internationales du Roman à Lyon

http://www.villagillet.net/portail/air/details/article/rencontre-avec-stefan-hertmans-au-musee-des-beaux-arts-de-lyon/

Le reportage d'Elsa Daynac

Reportage avec un maitre copiste, Michel Champion.

Michel Champion est copiste de métier. Ils ne sont qu’une dizaine en France. Ce maitre copiste s’installe devant une toile au Musée d’Orsay ou au Louvre. Il regarde, il regarde, et puis il se lance pour reproduire les gestes de l’artiste. Jusqu’à s’approcher au plus près du tableau initial.

Sa palette est large : il peut peindre du XVIème siècle jusqu’au contemporain. Vous voulez un Delacroix dans votre salon, un Caravage dans votre cuisine, ou L’Origine du monde de Courbet au-dessus de votre lit ? Appelez Michel.

http://www.copiste.fr/

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