Si le pékin moyen peut se passionner pour les récentes et emblématiques réalisations décidées par la puissance publique comme l'Arche de la Défense, la pyralide de Peï au Louvre, le Ce,tre Georges Pompidou, l'Opéra Bastille, la bibliothèque de France, ou la rénovation du Forum des Halles, il ne peut que tenter de vivre dans les tours du quartier d'Italie, les cités de la banlieue lyonnaise ou les villages pavillonnaires de Marne la Vallée. Comme s'il y avait deux sortes d'architectures, celle du paraître et celle de l'être , sans le moindre lien entre elles. Et pourtant, l'architecture est bien l'affaire de tous puisque nous en sommes tous les usagers. C'est du moins ce que répète Patrick Bouchain, tout juste rentré de Venise où vient de s'achever la biennale pour laquelle il avait conçu une "metavilla" qui a fait beaucoup parler et que nous visiterons dans un moment grâce à Sophie Joubert. Quant à Rudy Ricciotti, grand pris d'architecture 2006, dont la dernière réalisation, le Centre chorégraphique d'Aix en Provence, a été inauguré le mois dernier, il rêve toujours d'esthétiser le monde. Il était tentant de parler concrètement d'architecture et du comment vivre ensemble dans la ville avec ces deux hommes dont les parcours, très différents, ne cessent de se croiser. "Construire autrement", de Patrick Bouchain, collection l'Impensé chez Actes Sud. Rudy Ricciotti construit actuellement le Pavillon d'art islamique au Louvre, le Musée des civilisations Méditerranéennes à Marseille et les Grands Moulins de Paris (Université de Jussieu).

Sophie Joubert : elle y était ! Au pavillon français de la 10eme Biennale d'architecture, baptisé Metavilla en référence au thème de la biennale : Meta cités. La Meta villa, jeu de mots avec Mets ta vie là, est un acte d’architecture, métaphore d’une ville mobile. Pour aménager le pavillon, Patrick Bouchain a convié le collectif Exyst, 25 architectes, graphistes, sans oublier le cuisinier Tiloch qui a nourri tout le monde. Exyst a aménagé le pavillon avec des échaffaudages, un empilement de cellules pour dormir, une sorte d’habitat nomade pour y vivre 24 heures sur 24 avec sur le toit une tour de laquelle on voit le grand canal pour rappeler qu’on est à Venise, parce que la tentation est grande de vivre en autarcie. La Méta Villa c’était entre la maison d’hôte, le squat d’artistes branché et l’auberge de jeunesse, voire MJC. Pendant 3 mois on a pu assister à des conférences, des ateliers, on a vu passer le philosophe Michel Onfray, l’anarchitecte Lucien Kroll, la botaniste Liliana Motta, sans oublie

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