Le metteur en scène et auteur iranien Pedro Kadiva pour Petit livre des migrations paru dans la collection - Le sentiment géographique - chez Gallimard

Pedro Kadivar - Petit livre des migrations
Pedro Kadivar - Petit livre des migrations © Gallimard / Pedro Kadivar

On ne s’interroge pas souvent, pas assez en tout cas, sur ce qui nous constitue. Sur ce qui semble tellement évident qu’il serait inutile de s’en étonner. Pays natal, langue maternelle, appartenance, et ce mot si malmené ces derniers temps : citoyenneté.

Le hasard de la naissance définirait donc à tout jamais notre identité, les mots de nos rêves, de nos amours, de notre destin ? Et aussi la perception que les autres ont de nous ? Choisir d’être un étranger, dans son propre pays ou dans un autre, devient alors, pour certains, une question de morale personnelle.

Qu’il demeure dans ses frontières, ou qu’il s’exile, l’artiste est souvent celui qui refuse une appartenance imposée, qui change de paysage, adopte une autre langue, quitte à se la fabriquer.

Pratiquer l’exil, fut-ce enfermé dans sa chambre, faire de la migration une philosophie de l’existence, ouvre évidemment l’horizon et apaise les peurs.

Pedro Kadivar est né iranien. En 1983, plus encore que la France c’est la langue française qu’il choisit comme nouvelle patrie.

Puis il recommence, des années plus tard, en Allemagne avec une autre langue et une autre ville, Berlin, où il soutiendra, en allemand, sa thèse sur Proust ou l’esthétique de l’entre-deux.

Metteur en scène de théâtre, il dit qu’il est « partout et nulle part chez lui » et, désormais dramaturge, il a écrit une tétralogie de la migration.

Sa dernière pièce, Pays , qui a reçu un prix de la SACD en 2014, a été choisie par France Culture pour faire l’objet d’une prochaine création radiophonique. Le 20 mars prochain il en dirigera la lecture au théâtre de l’Odéon.

Sur ce même thème, dont il ne cesse de proposer de nouvelles approches, Pedro Kadivar a écrit un Petit livre des migrations qui vient d’être publié dans la collection « le sentiment géographique » chez Gallimard.

Et Pedro Kadivar est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Mariannick Bellot

Dans la formation du GRETA en IRCC (fibre optique) se retrouvent des

hommes venus de quatre continents, de tous âges, de toutes cultures et

religions, aux parcours très différents : vieux chibanis, syndicalistes

africains, réfugiés politiques, ingénieurs ou manoeuvres...

Venus parce qu'ils sont assurés de trouver un travail pour plusieurs années à la

sortie de la formation, ils apprennent à se connaître et à s'apprécier.

Lorsque nous les rencontrons, ils sont dans la rue où ils sont en train

de tirer les câbles de la fibre optique, pour l'entreprise DATA Connect.

Parmi eux, c'est MonsieurKhan Suhail Adnan , calligraphe, passionné par

la poésie soufie, et promeneur parisien, qui témoigne.

GRETA :

http://www.greta-bip93-formation.fr/formation/pr%C3%A9paration-au-titre-professionnel-installateurrice-r%C3%A9seaux-communication-cabl%C3%A9e-ircc

(Les formations proposées par le GRETA avec l'Education Nationale sont

ouvertes à tous les publics)

Les archives de l'INA et les extraits sonores diffusés ce soir

Jean -Louis Trintignant lit un extrait du Temps retrouvé de Marcel Proust

Extrait du CD édité par la maison d’édition « Des femmes-Antoinette Fouque »

Lecture d’un texte de Sadegh Hedayat sur le suicide

« Une vie une œuvre » 09/04/1998- France culture

André Marcon interprète La dernière bande de Samuel Beckett

Archive INA : Extrait d’une Fiction de France culture - 19/11/2006

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