pour son documentaireLittle GO Girls en salle le 9 mars et__ projeté le 29 février à La Maison des Métallos , en partenariat avec leFestival International du Photojournalisme Visa pour l'Image de Perpignan. La projection sera suivi d'un débat avec Jean-François Leroy.

Le 8 mars, c'est le Silencio qui accueillera le public pour voir le film, dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme.

Eliane de Latour-affiche du documentaire "Little GO Girls"
Eliane de Latour-affiche du documentaire "Little GO Girls" © JHR films / Eliane De Latour

Rien à voir avec le fameux « instant décisif » de Cartier-Bresson, la photo prise à la volée par un photographe qui se veut invisible.

Le photographe brésilien Sebastiao Salgado nous a donné, ces dernières années, des témoignages poignants, saisissants, des conditions de vie des populations les plus précaires, les plus exploitées.

Derrière ces images terribles et magnifiques, le regard d’un homme qui, comme l’a dit Wim Wenders dans Le Sel de la Terre , le film qu’il lui a consacré, « aime vraiment les êtres humains ».

Et, pour résister au voyeurisme, et dépasser la simple documentation d’un réel que l’on peut aisément cantonner bien loin de nous, il n’y a pas de secret : il faut prendre le temps. Le temps, un luxe inouï dans ce monde ou internet nous formate à la dictature de l’instantané, où penser, réfléchir, hésiter, deviennent des verbes dangereusement obsolètes.

Anthropologue, Eliane de Latour connaît l’importance du temps pour percevoir ce qui se cache derrière la réalité dessinée par nos regards distanciés.

Elle s’est toujours intéressée aux ghettos, qu’il s’agisse de personnes âgées, de femmes de harem, de migrants, de prisonniers, en France et en Afrique.

Passant de l’écrit scientifique à des formes plus littéraires, puis de la photo au cinéma, documentaire comme fictionnel, elle bâtit, depuis plus de dix ans, une œuvre singulière et exigeante.

En 2008, arpentant les quartiers déshérités d’Abidjan où de très jeunes femmes se prostituent, elle prend l’une d’entre elles en photo.

Rapportant le cliché le lendemain, elle va nouer des relations de confiance avec ces filles, qu’elle va tenter d’aider grâce aux fonds récoltés par deux expositions de photos en 2011 et 2014.

Un très beau film Little Go girls , qui sortira en salle le 9 mars, raconte cette histoire. Vous pourrez le voir en avant première le 29 février à la Maison des métallos à Paris, suivi d’un débat.

Et ce soir Eliane de Latour est l’invitée de l’Humeur Vagabonde .

http://elianedelatour.com/

http://www.maisondesmetallos.org/2015/12/08/little-go-girls

http://silencio-club.com/fr

Le Livre d'Eliane de Latour

Eliane de Latour-livre Go de nuit.Abiddan, les jeunes invisibles. Essai. Paris 2011
Eliane de Latour-livre Go de nuit.Abiddan, les jeunes invisibles. Essai. Paris 2011 © Editions Taam’a / Eliane De Latour

Go de nuit. Abidjan, les jeunes invisibles. Essai. Ed. Taam’a, Paris 2011

Le reportage de Rémi Douat

J’ai rencontré des élèves du Lycée professionnel Martin Nadaud dans le 20e arrondissement de Paris.

Les uns ont vu Go de nuit, Les belles oubliées , exposée en 2012, les autres la suite, sous-titréeLes belles retrouvées , qui a suivi en 2014 à la Maison des métallos.

Plusieurs années après, que reste-t-il dans leur mémoire de cette rencontre avec les Go d’Abidjan ?

Archive INA diffusée ce soir

Sebastião Salgado: Il faut passer du temps avec les gens que l'on veut photographier

Synergie 03.05.1993 France Inter

Programmation musicale__

- CD1 : Doni Doni, extrait musical du filmLittle Go Girls

- CD2 : Ilé - Rokia Traoré - Label Nonesuch/Warner (2016)__

- CD3 : Bel Air - Melissa Lahi, extrait du filmLittle Go Girls

- CD4 : Les Anges- Charlelie Couture - Label Fontana (2016)__

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