Depuis "La vie des Morts" en 1991, les films d'Arnaud Desplechin nous sont devenus nécessaires, donnant visages et voix, couleurs et nuances, à ces songes dont nos vies sont tissées. Et il est bon de les revoir tant on y trouve à chaque fois des détails qui avaient échappé à notre premier regard.

Arnaud Desplechin au Festival de Cannes en mai 2017 pour la présentation ses "Fantomes d'Ismael"
Arnaud Desplechin au Festival de Cannes en mai 2017 pour la présentation ses "Fantomes d'Ismael" © Maxppp / JULIEN WARNAND / POOL/EPA/Newscom/

Sur une plage, deux femmes s’affrontent. L’une, Sylvia, est le présent d’Ismaël, un réalisateur de films insomniaque et alcoolique, attachant et exaspérant. L’autre, Carlotta, est son passé, sa femme qui a disparu sans un mot voici 21 ans, huit mois et six jours, et qui réapparaît, affirmant tranquillement vouloir récupérer sa vie d’avant. Incapable de choisir, Ismaël va s’enfuir, plantant le tournage de son film, une histoire embrouillée de diplomate-espion qu’il dit être un portrait de son frère.  Les Fantômes d’Ismaël , dernier film d’Arnaud Desplechin, avait fait l’ouverture du Festival de Cannes en mai. Le voici désormais disponible en DVD.

Arnaud Desplechin aime à dire que c’est le cinéma qui, depuis toujours, lui permet d’appréhender le monde

Mais, depuis « La vie des Morts » en 1991, ce sont ses films qui nous sont devenus nécessaires, donnant visages et voix, couleurs et nuances, à ces songes dont nos vies sont tissées. Et il est bon de les revoir tant on y trouve à chaque fois des détails qui avaient échappé à notre premier regard. Nous avons dorénavant passé une bonne partie de notre vie de spectateur en sa compagnie, et ses personnages, qui parlent comme dans les livres que nous aimons, font désormais partie de nos fantômes familiers.   

La programmation musicale:

Melody Gardot : Your Heart Is As Black As Night

Retour sur la playlist du mois de février concoctée avec notre programmateur Djubaka :

Mahalia Jackson : In the Upper Room

Karen Dalton : Little bit of rain

Jimmy Reed : Bright Lights big city

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