Edna O'Brien est ce soir et demain l'invitée de l'Humeur Vagabonde pour "Fille de la campagne : mémoires" paru aux éditions Sabine Wespieser le 7 mars 2013

"Fille de la campagne: mémoires"
"Fille de la campagne: mémoires" © S. Wespieser éditeur

« Les livres aident à combler la faim et la soif, à lutter contre le froid et la peur » affirme-t-elle. Et, on sait qu’elle dit la vérité car ,en effet, ils ont fait tout cela pour elle, au cours d’une vie tumultueuse où elle aura connu des jours sans feu, sans toit, sans joie, avant de parvenir, enfin, à la reconnaissance et à la sécurité grâce à l’écriture. Et, lorsque à 78 ans, écrivain admiré et traduit sur tous les continents, elle s’entendra dire par un médecin que, sur le plan de l’audition, elle est devenue l’équivalent d’ « un piano cassé », c’est encore un livre qui lui permettra d’encaisser la nouvelle. Celui qu’elle se mettra alors à écrire pour démontrer que, piano cassé ou pas, l’écrivain en elle était toujours en parfait état de marche.

Un demi siècle après le formidable succès et le non moins formidable scandale suscité en Irlande par la sortie de son premier roman « Les filles de la campagne » , la flamboyante Edna O’Brien publie ses Mémoires, un exercice auquel elle s’était pourtant juré de ne jamais se plier. Leur titre ? « Fille de la campagne », évidemment. Le livre, traduit par Pierre-Emmanuel Dauzat, est sorti en mars chez Sabine Wespieser. On y retrouve son écriture sensuelle et ironique, son regard acéré sur les mœurs hypocrites et la morale étouffante de son pays, et on y découvre le combat solitaire et parfois douloureux mené par une femme partagée entre son besoin d’écrire et son appétit de vivre.

Avec l'aimable contribution de Xavier Combe, pour la traduction

Le reportage de Léa Minod

Dans les récits d'Edna O’Brien, la nature sert souvent de chambre d’écho aux émotions des personnages. Une nature sauvage, sensuelle qu’enregistre avec passion Connor Walsh depuis des années.

Comme la romancière, le jeune homme est Irlandais mais londonien d’adoption. Passionné de radio (il fait partie ducollectif radio In the dark : http://www.inthedarkradio.org/ ) depuis l’enfance, il a donné à Léa Minod ses enregistrements, avec cette consigne « Fais-en ce que tu veux ». Un rapport auditif donc, mais aussi gustatif, visuel, olfactif, qu’il entretient avec sa terre natale depuis son enfance.

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