pourLes chants d'Afrique du Sud, dans le cadre du Festival d'Automne

Traditions vocales d'Afrique du Sud-CuePix-Daniel Hollick
Traditions vocales d'Afrique du Sud-CuePix-Daniel Hollick © Radio France / Cue Pix - Daniel Hollick

Phume Tsewu est né et a grandi dans un township près du Cap en Afrique du Sud. Elevé dans la passion du chant, il a poursuivi en parallèle de ses études d’anglais à l’université du Western Cape, des cours par correspondance de théorie et pratique musicale. Devenu professeur d’Anglais, il a fondé, dans chaque école où il a enseigné, un chœur, filles et garçons mélangés, pour, dit-il, «changer leur vie ».

Car, « Dans chaque rue des quartiers où ils vivent, il y a quelqu’un qui vend de la drogue. Et autour d’eux, dans leurs familles, tout les porte à croire qu’ils ne pourront jamais rien réussir. »

Phume Tsewu, comme tous ceux qui, depuis des décennies, se battent pour faire exister ces groupes musicaux ancrés dans des traditions séculaires, ont à la fois œuvré pour préserver la culture des peuples non blancs d’Afrique du Sud, mais aussi pour arracher des milliers de jeunes à la violence et au désespoir.

Cette année, qui est en France celle de l’Afrique du Sud, le Festival d’Automne accueille à nouveau, comme il l’a fait dès 1977, des musiciens et des chanteurs de traditions différentes. Cette fois-ci sont à l’honneur les chœurs venus du Cap et de Durban, ainsi que les femmes des campagnes du Zululand. Mais, bien sûr, des artistes de la scène contemporaines, comme Kyle Shepherd ou Michael Blake, font également partie du programme qui vient de démarrer ces jours-ci et se poursuivra dans divers lieux de la capitale et de la banlieue jusqu’à fin octobre.

Josephine Markovits , directrice artistique en charge de la musique pour le Festival d’Automne a sillonné l’Afrique du Sud pour en rapporter les découvertes de cette année.

Denis-Constant Martin , directeur de recherches à la Fondation Nationale des Sciences Politiques , travaille sur les relations entre culture, construction identitaire et politique en Afrique du Sud, et tout particulièrement au Cap. Ils sont, tous les deux, ce soir, les invités de l’Humeur Vagabonde.

- Traditions vocales du Cap:Cape Traditional Singers & Fezeka Youth Choir

  • le 4 octobre à l’Apostrophe -Théâtre des Louvrais , Cergy-Pontoise www.lapostrophe.net

  • les 5 et 6 octobre au Théâtre de la Ville , Paris

    www.theatredelaville.com

  • le 8 octobre à la Scène nationale d’Orléans www.scenenationaledorleans.fr

- Musique et Poésie du Cap : les 8 et 9 octobre à la Maison de la Poésie

- Compositeurs contemporains :

  • le 17 octobre à Nogent sur Marne

  • le 19 octobre à l'Opéra Bastille

- Kyle Shepherd :

  • le 25 septembre auxBouffes du Nord

  • le 27 septembre au ThéâtreL'onde à Vélizy-Villacoublay

- www.bouffesudnord.com

- www.festival-automne.com

Le reportage de Judith Soussan

Avec des chanteurs du programme« Traditions vocales du Kwazulu natal », qui s’est joué du 17 au 22 septembre aux Bouffes du Nord

Il y a les Mpumalanga White Birds , un chœur de 15 jeunes hommes originaires du township de Hammarsdale, dans la région de Durban, et qui chantent a cappella les fameuses polyphonies zouloues « isicathamiya ».

Et puis, le groupe de femmes du village de Ngono, toutes quinquagénaires, qui chantent l’« isikegle », ces polyphonies traditionnelles chantées lors de cérémonies collectives, et qui ont quitté l’Afrique du Sud pour la première fois de leur vie à l’occasion du festival d’Automne.

Mardi dernier, après le filage, et quelques heures avant la première représentation, j’ai rencontré cinq d’entre eux et trois d’entre elles.

Programmation musicale exceptionnelle : extraits de chants traditionnels d'Afrique du Sud, dans le cadre du Festival d'Automne

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