[scald=9901:sdl_editor_representation]Les utopistes ont pu penser qu'avant de mettre des substances génétiquement modifiées sur le marché, la firme qui les produisait devait fournir à l'administration des tests fiables prouvant leur inocuité pour les consommateurs. Lorsque des milliards de dollars sont en jeu pour l'entreprise, en l'occurence Monsanto, et que les Etats-Unis s'apprêtent à inonder les restes du monde de leurs nouvelles biotechnologies, bien imprudents sont ceux qui posent de dérangeantes questions. Marie-Monique Robin a l'art de fouiller là où cela va déranger le maximun de puissants et contrarier de gros intérêts. Cette fille d'agriculteurs avait déjà signé en 2005 un film sur le soja et un autre sur le blé qui lui avaient permis de flairer la piste Monsanto. Après trois années d'enquête sur trois continents, elle nous livre aujourd'hui le fruit terrifiant de son travail. Un livre "Le monde selon Monsanto" qui paraîtra le 6 Mars aux éditions de la Découverte, et un film qui sra diffusé le 11 mars à 21h sur Arte. De quoi donner des sueurs froides à tous, mais surtout, espérons-le, réveiller les consciences de nos dirigeants et la combattivité des consommateurs. "Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui nous veut du bien", parution le 6 mars, éd. La Découverte Diffusion du documentaire sur Arte le 11 mars à 21h sur ArteMartine Abat : L'association Kokopelli milite pour la libération des semences et vend aux particuliers et aux maraîchers des semences illégales. Car il existe en France un catalogue officiel des semences autorisées à être cultivées. Dans ce catalogue figurent près de 90 % de semences hybrides c’est-à-dire obtenues en laboratoire par croisement et ces semences hybrides ne sont pas reproductibles. Ce qui signifie que l’agriculteur ne pourra pas à la fin de sa récolte récupérer les graines et les replanter l’année suivante (sauf à obtenir un rendement très faible), il est obligé de racheter chaque année des graines aux semenciers. D’où une dépendance accrue des agriculteurs aux semenciers. J’ai rencontré Raoul Jacquin, qui est agriculteur et membre très actif de l’association Kokopelli, qui voudrait donc voir libérer les semences, cela signifie pouvoir s’affranchir du catalogue officiel et cultiver librement les variétés de légumes, de céréales que l’on veut. Ça signifie aussi sauver la biodiversité …

programmation musicale

Giovanni Mirabassi

Lats Minutes ### Camille

Gospel with no lord ### liens

L'association Kokopelli

Le blog du film de Marie-Monique Robin

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.